
Comment comprendre que, malgré l’existence de ce «Liban souterrain», le Hezbollah ait subi une telle défaite, perdu des rangs entiers de combattants et provoqué la mort ainsi que le déplacement des habitants du Sud? Sans parler des bouleversements profonds qu’il a infligés jusqu’à la géographie elle-même. Le discours de Hassan Nasrallah, dans lequel il affirmait rechercher le soldat israélien «à la lampe et à la mèche», m’a révélé non pas une simple exagération politique de circonstance, mais toute une architecture de l’illusion de puissance. Il ne s’agit pas seulement d’un décalage entre le discours et la réalité, mais d’une perception irréaliste de la capacité elle-même. La puissance vantée, fondée sur le réseau de tunnels et l’arsenal de missiles, n’a pas permis de «capturer un seul soldat», ni de modifier les règles de l’affrontement. Le résultat, nous le vivons aujourd’hui.








