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Photo GAUTHIER BEDRIGNANS / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Opinion
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Par Jad Akhawi
Publié oct. 20, 2026 - 22:01
De Galerie Semaan aux Galeries Lafayette, il y a une longue distance qu’un écran de téléphone suffit à abolir en quelques secondes. Ici, une tentative d’empêcher les forces de sécurité d’accomplir leur mission; là, une tentative de prendre d’assaut un grand magasin, sur fond de troubles et de pillages. Les pays, les circonstances et les protagonistes diffèrent, mais une même question se pose: depuis quand la colère donne-t-elle le droit d’agresser, et depuis quand le groupe est-il devenu plus important que la loi qui protège ses membres et le reste de la population? Quant à placer le mot «islam» entre ces deux scènes, cela exige une autre forme de courage: celui de poser des questions, mais aussi celui de refuser les accusations toutes faites. Car l’identité religieuse ne se déduit pas d’un visage apparaissant dans une vidéo, pas plus que les motivations religieuses ne se déduisent d’un nom, d’une couleur de peau ou d’un accent. Quiconque entend demander des comptes à ceux qui s’approprient la religion doit d’abord se garder de se l’approprier à son tour pour en faire un acte d’accusation collectif.
Politique
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Par LevantTime . - Publié oct. 20, 2026 - 19:52
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À moins de trois mois de la fin du mandat d’António Guterres, le 31 décembre 2026, la course à sa succession est de plus en plus marquée par les menaces de veto et la volonté de Washington de transformer en profondeur les Nations unies. (Marco Longari / AFP)
Sylviane Zehil, New York Le premier scrutin à bulletins de couleur, organisé le 16 octobre au Conseil de sécurité, a révélé les oppositions des grandes puissances aux trois favoris dans la course à la succession d’António Guterres. Aucun ne semble désormais assuré de pouvoir franchir l’obstacle du veto. À moins de trois mois de l’échéance, les tractations diplomatiques s’intensifient, tandis que l’administration Trump entend peser sur le choix d’un secrétaire général capable de transformer profondément les Nations unies. À New York, la course à la succession d’António Guterres vient de prendre une tournure décisive. Les bulletins rouges ont parlé, sans pour autant révéler tous leurs secrets. Pour la première fois depuis le lancement du processus de sélection, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont laissé entrevoir leurs oppositions aux principaux prétendants à la direction des Nations unies.
L'Essentiel du jour
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Par LevantTime . - Publié oct. 20, 2026 - 00:51
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Edifié au XIXe. siècle, l'hôtel de ville de Limoges est inscrit aux monuments historiques. Il a été largement détruit par un incendie criminel par des casseurs radicalisés et violents, selon les autorités. (AFP)
Le gouvernement français a annoncé lundi ses premières mesures en réponse aux émeutes du week-end dans plusieurs villes du pays, à commencer par des couvre-feux «partiels» et «localisés», alors même que l’éventualité de l'instauration de l'état d'urgence a été évoquée. Le président Emmanuel Macron, en tournée dans les pays du Golfe, aurait préféré renoncer à l’état d’urgence pour ne pas affoler les marchés, surtout que Paris avait annoncé très récemment une augmentation de sa dette et de son déficit public. Une instabilité politique ou sécuritaire aura certainement un impact sur les taux d’intérêts.
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Un entretien libano-iranien à New York, mais plusieurs messages politiques

Le Liban a demandé jeudi de vive voix à l’Iran de cesser de s’immiscer dans ses affaires intérieures, via le Hezbollah, et de maintenir leurs relations bilatérales au niveau d’État à État. Telle est l’essence du message que le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a adressé au président iranien, Massoud Pezeshkian, durant leur entretien qui s’est déroulé en marge des travaux de l’assemblée générale de l’ONU, en présence des ministres libanais et iranien des Affaires étrangères, Joe Raggi et Abbas Araghchi. Dans le contexte de crise aigüe qui dure depuis plus de six mois entre Beyrouth et Téhéran, la rencontre libano-iranienne de New York devrait normalement être considérée comme étant hautement importante. Mais les divisions au sein du pouvoir iranien, où le pouvoir de décision est détenu comme on le sait, non pas par le président et son ministre des Affaires étrangères, mais par le Corps des gardiens de la révolution, et les divergences de vues iraniennes autour de la gestion des dossiers régionaux, réduisent la portée de cet échange.

Trump-Xi: un sommet-test à dimension politico-économique

Le président américain, Donald Trump, a reçu jeudi à la Maison-Blanche, son homologue chinois, Xi Jinping, pour un sommet à double dimension, économique et politique, très suivi à l’échelle internationale, à cause de ses retombées éventuelles. Plusieurs dossiers sensibles sont à l’ordre du jour: les échanges commerciaux, les tarifs douaniers américains, l’accès des États-Unis aux terres rares chinoises, l’intelligence artificielle, l’appui américain à Taïwan, l’Iran, les sanctions américaines imposées à Téhéran et l’appui chinois à la République islamique. Autant de dossiers qui laissent de nombreux analystes sceptiques quant à des annonces fracassantes, à l’instar de ceux cités par l’agence Reuters. Pour ces analystes, le sommet XI-Trump doit surtout permettre aux deux dirigeants de «stabiliser une relation soumise à de fortes tensions».

Pacte de la Mecque: anatomie de l'axe Islamabad–Riyad-Ankara (3/4)

Ce troisième article de la série expose le développement par l’Arabie saoudite, sous l’impulsion du Fonds d’Investissement public Saoudien (PIF) et de la Vision 2030, d’un vaste réseau logistique reliant ports, aéroports, routes et voies ferrées. Initialement économique, cette infrastructure pourrait faciliter le déploiement des armées turque et pakistanaise dans le cadre du Pacte de la Mecque. La reprise de la guerre au Yémen révèle toutefois les limites de l’alliance tripartite Riyad-Ankara-Islamabad, confrontée aux risques d’escalade avec l’Iran. Logistiques économique et militaire saoudiennes

De l’influence américaine au M.-O. après la guerre contre l’Iran

Beaucoup d’encre a coulé sur le nouveau Moyen-Orient et sur les profondes transformations qu’il a connues au cours des trois dernières années. Les analystes se sont succédé sur les écrans pour livrer leur évaluation de ce que pourraient être les évolutions des prochaines années et les trajectoires qu’elles emprunteraient, à la lumière de la modification sensible des rapports de force politiques et militaires dans la région. Ces changements sont, de fait, considérables et méritent une lecture sereine. Certains considèrent que l’ordre régional dont les fondements ont été posés au début des années 1990, après l’effondrement de l’Union soviétique et l’hégémonie sans partage des États-Unis sur les affaires du monde, est entré dans une phase de recul à la faveur de l’implication directe de Washington dans les guerres de la région, quand elle ne les a pas elle-même provoquées. Parmi les exemples les plus marquants figurent l’invasion de l’Irak en 2003 et la guerre contre l’Iran, qui se poursuit encore par intermittence sans avoir, jusqu’à présent, véritablement pris fin.

«Pas d’État avec deux armées et deux décisions», lance Salam à New York

Le Liban n’aura pas raté le grand rendez-vous de l’assemblée plénière cette semaine au siège des Nations unies à New York. Le Premier ministre Nawaf Salam a multiplié ces deux derniers jours les rencontres en marge de l’événement, à commencer par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lundi soir. Et les messages qu’il a lancés étaient d’une importance capitale, autant au niveau du renouvellement du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) que du monopole des armes aux mains de l’État. Sur un plan politique libanais, la présence du ministre des Affaires étrangères Joe Raggi aux côtés de Salam n’est pas passée inaperçue, alors que sa quasi-mise à l’écart dans les déplacements diplomatiques des numéros un et trois de l’État avaient interpellé les observateurs et causé des tensions avec le parti ayant appuyé sa candidature à ce poste, les Forces libanaises.

ONU: Paris veut remplacer la Finul par un «autre type» de présence

De New York, Sylviane Zehil Alors que la France préside, en septembre, le Conseil de sécurité, la «semaine de haut niveau» de l’Assemblée générale se tient dans un contexte marqué par des crises existentielles et une remise en question du multilatéralisme. Paris entend, à cet égard, défendre un système international «fondé sur le droit plutôt que sur la loi du plus fort». Parmi les dossiers sensibles figure le Liban, avec une question désormais pressante: que faire de la Finul et, surtout, comment éviter un «vide sécuritaire» si son mandat ne peut être durablement prolongé? Les dirigeants libanais, présents pour l’occasion à New York, tiendront des réunions cruciales pour examiner la question et le Premier ministre Nawaf Salam s’est déjà entretenu à ce sujet avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres.