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À moins de trois mois de la fin du mandat d’António Guterres, le 31 décembre 2026, la course à sa succession est de plus en plus marquée par les menaces de veto et la volonté de Washington de transformer en profondeur les Nations unies. (Marco Longari / AFP)
Politique
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Par LevantTime .
Publié oct. 20, 2026 - 19:52
Sylviane Zehil, New York Le premier scrutin à bulletins de couleur, organisé le 16 octobre au Conseil de sécurité, a révélé les oppositions des grandes puissances aux trois favoris dans la course à la succession d’António Guterres. Aucun ne semble désormais assuré de pouvoir franchir l’obstacle du veto. À moins de trois mois de l’échéance, les tractations diplomatiques s’intensifient, tandis que l’administration Trump entend peser sur le choix d’un secrétaire général capable de transformer profondément les Nations unies. À New York, la course à la succession d’António Guterres vient de prendre une tournure décisive. Les bulletins rouges ont parlé, sans pour autant révéler tous leurs secrets. Pour la première fois depuis le lancement du processus de sélection, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont laissé entrevoir leurs oppositions aux principaux prétendants à la direction des Nations unies.
L'Essentiel du jour
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Par LevantTime . - Publié oct. 20, 2026 - 00:51
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Edifié au XIXe. siècle, l'hôtel de ville de Limoges est inscrit aux monuments historiques. Il a été largement détruit par un incendie criminel par des casseurs radicalisés et violents, selon les autorités. (AFP)
Le gouvernement français a annoncé lundi ses premières mesures en réponse aux émeutes du week-end dans plusieurs villes du pays, à commencer par des couvre-feux «partiels» et «localisés», alors même que l’éventualité de l'instauration de l'état d'urgence a été évoquée. Le président Emmanuel Macron, en tournée dans les pays du Golfe, aurait préféré renoncer à l’état d’urgence pour ne pas affoler les marchés, surtout que Paris avait annoncé très récemment une augmentation de sa dette et de son déficit public. Une instabilité politique ou sécuritaire aura certainement un impact sur les taux d’intérêts.
Économie
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Par Bernard Raymond Jabre - Publié oct. 19, 2026 - 19:26
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Le fameux compteur de la dette nationale américaine de la Fondation Peterson, à Atlanta, affiche le chiffre astronomique de 40 trillions de dollars, le 8 septembre 2026. (Derek White / Getty Images via AFP)
On accuse la dette. On regarde les milliers de milliards s’accumuler aux États-Unis, en France, en Italie, ailleurs en Europe, et l’on se demande jusqu’où cela peut aller. Mais la dette n’est pas la maladie. Elle en est le symptôme. La maladie, c’est le déficit budgétaire devenu permanent. Il faut revenir à Keynes. John Maynard Keynes n’a jamais imaginé le déficit comme une manière normale et éternelle de gouverner. Son raisonnement était d’abord celui du cycle. Lorsque l’économie s’effondre, que l’investissement privé disparaît, que le chômage monte et que la peur paralyse les entreprises et les ménages, l’État doit prendre le relais. Il dépense, investit, accepte temporairement le déficit. La politique monétaire peut parallèlement devenir accommodante.
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Trier par: RécentsAnciens
Le sens de la participation des Sahraouis aux élections marocaines

À la lumière des élections législatives qui se sont tenues il y a quelques jours, on peut parler d’une régularité de la vie politique au Maroc. Les élections se sont déroulées dans le calme et la normalité dans le Royaume. Les résultats ont été parfaitement clairs et montrent que la plus grande victoire a été celle du Maroc, sous la conduite du roi Mohammed VI, qui a posé les fondements d’un État moderne. Ils ont également révélé à quel point les habitants des provinces du Sahara sont attachés à leur appartenance marocaine. Cela est apparu clairement à travers le taux de participation aux élections dans les provinces sahariennes.

Suspension des vols des compagnies iraniennes: un double impact économique et politique

On est loin, bien loin de 2014, lorsque les dirigeants iraniens se vantaient publiquement d’avoir réussi à «rattacher» politiquement et militairement, «trois capitales à la révolution iranienne», en citant nommément Bagdad, Damas et Beyrouth, noyaux d’un «empire» qu’ils rêvaient de bâtir. Douze ans plus tard, la République islamique se retrouve en train de s’adonner à toutes sortes d’acrobaties pour essayer de préserver un minimum d’influence sur deux pays où ses instruments militaires ont pu être sensiblement affaiblis. Le troisième, la Syrie, a totalement échappé à son contrôle. Vendredi, Bagdad a emboîté le pas à Beyrouth, en fermant son espace aérien à l’aviation iranienne, assénant de la sorte un sévère coup à Téhéran qui considère l’Irak comme le prolongement naturel de son «empire».

Le Liban et les chrétiens d'Orient au cœur de la visite du Pape en France

Au premier jour de sa visite apostolique en France, s'adressant à l'Elysée au président Emmanuel Macron, aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique, le pape Léon XIV a prononcé un discours dans lequel il a fait l'éloge de «la coopération entre la France et l’Église catholique au service des chrétiens d’Orient», et mettant en rapport cette prise de position avec «une juste laïcité» telle que comprise et saluée par le Saint-Siège. «Une juste laïcité ne consiste donc pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation, a notamment affirmé le Saint-Père dans son discours, mais à travailler pour que l’État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun, pour que le monde ait la vie».

Qui écrit quand un livre s’écrit?
Par
Rita Barotta
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Je ne sais pas si Thélyson Orélien a écrit tout seul « C’était ça ou mourir ». À peine ai-je posé cette phrase que quelque chose me gêne déjà. Écrit seul. Que veut dire, au juste, écrire seul? Et depuis quand un livre se fabrique-t-il dans cette solitude parfaite que nous aimons tant prêter aux écrivains? Je ne sais pas si Orélien a eu recours à une intelligence artificielle. Je ne sais pas à quoi il aurait eu recours, ni comment, ni à quel moment de l’écriture. Ceux qui l’accusent ne le savent pas davantage. Pourtant, il aura suffi qu’un compte anonyme sur X (anonyme, voyez-vous !) suivi jusque-là par quelques dizaines de personnes, passe des extraits de son roman dans un logiciel de détection, publie quelques captures d’écran et des pourcentages, pour que le soupçon circule beaucoup plus vite que le livre.

Pourquoi le monde a besoin du multilatéralisme et des puissances moyennes

Alors que les dirigeants du monde se réunissent cette semaine à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies, ils sont confrontés à un paradoxe: le monde est aujourd’hui plus interdépendant qu’à aucun autre moment de l’histoire des relations internationales depuis le XVe siècle. Mais il est, dans le même temps, davantage fragmenté et polarisé, tandis que la puissance se répartit entre un nombre croissant d’acteurs. Les économies sont profondément imbriquées, la technologie relie des milliards de personnes par-delà les frontières, tandis que capitaux, marchandises, données et idées circulent à des vitesses inimaginables lorsque l’ONU fut fondée, en 1945. Le commerce mondial a atteint l’an dernier un niveau record de 35.000 milliards de dollars, tandis que six milliards de personnes, soit près des trois quarts de l’humanité, sont désormais connectées à Internet.

Un entretien libano-iranien à New York, mais plusieurs messages politiques

Le Liban a demandé jeudi de vive voix à l’Iran de cesser de s’immiscer dans ses affaires intérieures, via le Hezbollah, et de maintenir leurs relations bilatérales au niveau d’État à État. Telle est l’essence du message que le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a adressé au président iranien, Massoud Pezeshkian, durant leur entretien qui s’est déroulé en marge des travaux de l’assemblée générale de l’ONU, en présence des ministres libanais et iranien des Affaires étrangères, Joe Raggi et Abbas Araghchi. Dans le contexte de crise aigüe qui dure depuis plus de six mois entre Beyrouth et Téhéran, la rencontre libano-iranienne de New York devrait normalement être considérée comme étant hautement importante. Mais les divisions au sein du pouvoir iranien, où le pouvoir de décision est détenu comme on le sait, non pas par le président et son ministre des Affaires étrangères, mais par le Corps des gardiens de la révolution, et les divergences de vues iraniennes autour de la gestion des dossiers régionaux, réduisent la portée de cet échange.