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Un chœur orthodoxe défile lors des célébrations de la veille de la fête éthiopienne de Meskel, équivalente à la fête de la Croix dans les pays du Levant, à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie. (AFP)
Strategia
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Par Khalil Helou
Publié oct. 24, 2026 - 23:36
Depuis avril 2023, le conflit opposant les Forces armées soudanaises (FAS), commandées par le général Abdelfattah Al-Bourhane, aux « Forces de soutien rapide » (FSR) du général Mohammad Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », a plongé le Soudan dans une spirale destructrice. En octobre 2026, cette guerre intérieure est devenue la crise humanitaire la plus grave au monde. La position stratégique du pays, à la confluence de la mer Rouge et du bassin du Nil, couplée à ses ressources minières vitales, notamment l’or, en fait un pivot géopolitique majeur. L’effondrement prolongé des institutions étatiques menace la stabilité de l’ensemble de la Corne de l’Afrique et du Sahel, exacerbant les enjeux sécuritaires internationaux.
Décryptage

États-Unis - Iran, la guerre de la dernière chance?

Présages d’une reprise des hostilités alors que «les Iraniens ont du mal à se nourrir»
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Par LevantTime . - Publié oct. 24, 2026 - 23:25
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Un Iranien masqué incarne le président américain Donald Trump à l’intérieur d’une cellule symbolique installée sur un panneau publicitaire dans le nord de Téhéran, en Iran. (AFP)
Des déclarations belliqueuses de hauts responsables américains, suivies du déploiement d’importants moyens navals dans la région, auxquels s’ajoutent des avertissements adressés aux citoyens américains dans le Golfe, ainsi que l’état d’alerte élevé des forces israéliennes, dont l’aviation a effectué des « manœuvres » aux abords des frontières iraniennes… Les États-Unis semblent se préparer à reprendre des frappes de grande ampleur contre l’Iran. Depuis plusieurs semaines, Washington et Téhéran s’affrontent surtout en mer: les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens, tandis que la République islamique tente d’exercer son contrôle sur le détroit stratégique d’Ormuz.
Opinion
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Par Youssef Mouawad - Publié oct. 24, 2026 - 14:57
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Pour les mollahs iraniens, le sang des Houthis n’est que du sang yéménite, du sang arabe si l’on veut ! À leurs yeux, c’est le sang des autres, tout comme celui du Hezbollah qui est versé au Liban. Ils en usent comme si c’était un produit dispensable ou jetable. Et de fait, leur proxy, libanais fût-il ou yéménite, est toujours prêt à se sacrifier pour la plus grande gloire de wilayat al-faqih. Toujours prêts, toujours partants quand il s’agit de répondre à l’appel du martyre, appel dont le lancement est réservé en exclusivité à ces maîtres de cérémonie que sont les ayatollahs de Téhéran ou de Qom!
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Le détroit d'Ormuz entre la tension irano-israélienne et le destin du commerce mondial

Dans la géopolitique contemporaine, rares sont les points sur la carte capables d'infléchir le cours de l'économie mondiale en un instant. Le détroit d'Ormuz est l'un des plus décisifs d'entre eux. Ce passage maritime étroit, qui sépare l'Iran du sultanat d'Oman, constitue l'artère vitale des exportations de pétrole et de gaz en provenance du Golfe vers le reste du monde. Dès lors, toute tension militaire dans la région — et plus encore dans le contexte d'une escalade continue entre l'Iran et Israël — place ce détroit au cœur de l'équation internationale. Il ne s'agit plus seulement d'un conflit régional ou d'une confrontation militaire circonscrite, mais de l'ébranlement potentiel de l'un des piliers fondamentaux de l'économie mondiale.

Les Pasdaran n’ont pas perdu leur temps au Liban...
Par
Khairallah Khairallah
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Le nombre considérable de roquettes récemment tirées depuis le territoire libanais en direction d’Israël est lourd de significations. La première et la plus frappante : contrairement à l’autorité libanaise, le Corps des gardiens de la révolution iranienne n’a pas perdu son temps depuis l’accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, le 23 novembre 2024, sous le gouvernement de Najib Mikati. Le président de la Chambre, Nabih Berry, avait joué un rôle central dans la conclusion de cet accord, qui reflétait le besoin du Hezbollah, à ce moment-là, de mettre fin aux combats à n’importe quel prix.

Guerre au Moyen-Orient: s’oriente-t-on vers une escalade plus ouverte?

Au cours des dernières vingt-quatre heures, plusieurs indicateurs sur le terrain suggèrent que la guerre entre l’Iran et l’axe formé par Israël et les États-Unis est sur le point de franchir un nouveau seuil d’escalade auquel le Liban n’échappe pas. Au treizième jour de l’opération militaire baptisée «Fureur épique» par le président américain Donald Trump, la tension s’est sensiblement accentuée sur le double front irano-israélien et libano-israélien, avec une synchronicité très remarquée entre le Hezbollah et Téhéran. L’intensification nocturne des échanges de tirs de missiles entre Téhéran et Tel Aviv, pendant qu’au Liban, le Hezbollah annonçait – mercredi soir – le lancement de l’opération «Paille mâchée» (en allusion à l’état de l’armée d’Abraha qui, selon le Coran, avait été frappée par des pierres d’argile lancées par des oiseaux) est à mettre sur le compte de la montée des tensions autour du détroit stratégique d’Ormuz, qui risque de constituer un point d’inflexion dans le conflit militaire en cours.

La guerre Iran-USA: comment pourrait-elle finir?

Dans les analyses, on passe souvent à côté de certains enjeux. On verse dans un excès d’objectivité et un manque d’imagination, ou vice-versa. Ou encore, on confond désirs et part de réalité. Force est de constater que ni les événements les plus tragiques, ni leur dénouement, n’avaient jamais été prévus par les analystes les plus chevronnés. Seuls quelques rares esprits éclairés s’étaient montrés visionnaires, mais peu d’entre eux étaient écoutés dans les hautes sphères de décision, embourbées dans les affaires politiques, financières et économiques. Le catalyseur des deux guerres mondiales Rares sont ceux qui avaient prévu la Première Guerre mondiale, car aucun belligérant ne la désirait, surtout après les ententes et le partage d’influence dans le monde entre les grandes puissances de l’époque. Cette guerre avait été qualifiée de «Der des Ders» par les analystes convaincus qu’elle ne se répèterait jamais, et que l’Allemagne était désormais soumise à jamais.

Quand les dieux se font la guerre
Par
Michel Hajji Georgiou
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« En chaque génération, ils se dressent pour nous anéantir, et le Saint Béni soit-Il nous sauve de leurs mains. » — Haggadah de la Pâque Le conflit qui oppose actuellement Israël à l'Iran et à ses proxys dépasse largement le cadre militaire et géopolitique dans lequel d’aucuns s'obstinent à le circonscrire. La sémiologie déployée par les deux parties — les noms donnés aux opérations, les expressions choisies pour les annoncer ou y répondre — révèle une bataille à caractère éminemment religieux et métaphysique, où chaque acte militaire prétend s'inscrire dans l'ordre de l'accomplissement scripturaire. Là où, généralement, il est d’usage que les noms d’opérations militaires obéissent plus à une logique de propagande visant à impressionner l’ennemi, l’ornementation rhétorique ici joue un rôle totalement différent, se trouvant au cœur même du dispositif guerrier. Elle en constitue l’essence, aidant à comprendre pourquoi ce conflit se joue à un autre niveau que le temps proprement diachronique, historique.

Grave escalade nocturne entre Israël et le Hezbollah

Une grave escalade s’est produite mercredi soir entre Israël et le Hezbollah. Le parti pro-iranien a lancé en début de soirée près de 200 roquettes en quelques minutes contre le nord d’Israël et la Galilée, son attaque la plus massive depuis le début de la guerre. Les tirs se sont déroulés en coordination avec l’Iran, qui envoyait à son tour, presque simultanément, une salve de missiles sur Tel-Aviv. Des drones ont également été envoyés par le Hezb. L’aviation israélienne n’a pas tardé à riposter en effectuant une série de raids particulièrement violents contre la banlieue-sud qui a été recouverte rapidement d’épais nuages de fumée noire. Un raid meurtrier a visé un rassemblement de déplacés à Ramlet el-Baïda, à Beyrouth, faisant au moins 7 tués et deux dizaines de blessés. Le village de Aramoun, dans le caza de Aley, a également été pris pour cible à plusieurs reprises.