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Un Iranien masqué incarne le président américain Donald Trump à l’intérieur d’une cellule symbolique installée sur un panneau publicitaire dans le nord de Téhéran, en Iran. (AFP)
Décryptage

États-Unis - Iran, la guerre de la dernière chance?

Présages d’une reprise des hostilités alors que «les Iraniens ont du mal à se nourrir»
Portrait de l'auteur
Par LevantTime .
Publié oct. 24, 2026 - 23:25
Des déclarations belliqueuses de hauts responsables américains, suivies du déploiement d’importants moyens navals dans la région, auxquels s’ajoutent des avertissements adressés aux citoyens américains dans le Golfe, ainsi que l’état d’alerte élevé des forces israéliennes, dont l’aviation a effectué des « manœuvres » aux abords des frontières iraniennes… Les États-Unis semblent se préparer à reprendre des frappes de grande ampleur contre l’Iran. Depuis plusieurs semaines, Washington et Téhéran s’affrontent surtout en mer: les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens, tandis que la République islamique tente d’exercer son contrôle sur le détroit stratégique d’Ormuz.
Opinion
Portrait de l'auteur
Par Youssef Mouawad - Publié oct. 24, 2026 - 14:57
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Pour les mollahs iraniens, le sang des Houthis n’est que du sang yéménite, du sang arabe si l’on veut ! À leurs yeux, c’est le sang des autres, tout comme celui du Hezbollah qui est versé au Liban. Ils en usent comme si c’était un produit dispensable ou jetable. Et de fait, leur proxy, libanais fût-il ou yéménite, est toujours prêt à se sacrifier pour la plus grande gloire de wilayat al-faqih. Toujours prêts, toujours partants quand il s’agit de répondre à l’appel du martyre, appel dont le lancement est réservé en exclusivité à ces maîtres de cérémonie que sont les ayatollahs de Téhéran ou de Qom!
Un Œil sur l'évènement
Portrait de l'auteur
Par Hisham Dibsi - Publié oct. 24, 2026 - 03:28
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Photo ALEX WROBLEWSKI/AFP
Si mon père n’avait pas été contraint de se réfugier au Liban et de quitter la ville d’Acre, qui ne craint pas la mer, je participerais aujourd’hui activement aux campagnes électorales, comme mes cousins titulaires de la nationalité israélienne. Mais je possède un document d’identité de réfugié au Liban, qui ne me donne aucune possibilité d’exercer mon droit de vote. Ma fille, en revanche, qui possède la nationalité américaine, débat avec son mari, de sensibilité républicaine, en faisant valoir que les démocrates ne sont pas meilleurs non plus, ni en politique intérieure ni en politique étrangère.
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Trier par: RécentsAnciens
L’île de Kharg, nouvelle carte maîtresse aux mains de Trump

La guerre entre la République islamique iranienne, d’une part, et l’axe américano-israélien, incluant par ricochet l’Europe et les pays du Golfe ainsi que la Turquie, d’autre part, achève, en ce samedi 14 mars, sa deuxième semaine. Cette première phase du conflit a été axée essentiellement, côté occidental, sur l’élimination, dès les premières heures de l’offensive, le 28 février, d’une quarantaine de membres du haut commandement militaire et politique iranien, dont le Guide suprême Ali Khamenei, suivie d’un matraquage aérien massif et continu visant à détruire les infrastructures militaires et administratives du régime.

Pour un nouveau 14 Mars
Par
Jad Akhawi
Publié

La mémoire libanaise est jalonnée de moments marquants, mais rares sont ceux qui ont véritablement constitué un tournant dans l'histoire du pays comme la manifestation du 14 mars 2005. Ce jour-là, il ne s'agissait pas simplement d'une manifestation massive au cœur de Beyrouth, mais d'un rare moment où les Libanais se sont unis autour d'une idée commune: la restauration de l'État. Ce moment est survenu après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafik Hariri, un crime qui a non seulement ébranlé le Liban, mais a aussi bouleversé le cours de sa vie politique. L'assassinat d'une figure de l'envergure de Hariri n'était pas un simple incident de sécurité, mais un véritable séisme politique qui a révélé l'ampleur de la crise que traversait le Liban, sous le joug sécuritaire et politique de Damas depuis la fin de la guerre civile.

«Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font»

Et quid du pardon quand les offenseurs savent pertinemment et sciemment ce qu’ils font? Quid de la mansuétude à l’égard de ceux qui se foutent du pays, des autres et même des leurs? Au nom de Khamenei et de la République Islamique, le Hezbollah lance des roquettes sur le pays qui lui a anéanti son guide suprême en une seule frappe. Le prétendu chef du Hezbollah, Naim Kassem, le planqué, lance des guerres «karbaléennes», des batailles baptisées aux noms de versets coraniques, faisant ainsi honneur à son originel, « la résistance islamique au Liban ». Et pendant ce temps, c’est la mort, la destruction, la panique, le chaos. Leur pardonner?

Hezbollah, qu’as-tu fait de tes frères?
Par
Youssef Mouawad
Publié

Hezbollah, tu avais probablement quelque chose à prouver ! En lançant aux premières heures du lundi 2 mars, une « salve de missiles et un essaim de drones » en direction d’Israël, tu avais certainement ta petite idée derrière la tête. À ce jour, les conséquences sont incalculables : plus de sept cents morts, éradication sans pitié de quartiers entiers, près de neuf cent mille sinistrés hors de leurs foyers, dont plus de 150.000 qui n’ont trouvé refuge que dans la précarité et la promiscuité d’abris collectifs! Pourquoi n’avoir pas fait le dos rond ? Tu ne pouvais faire preuve de tant d’immaturité quand tu savais que la riposte de l’État hébreu serait disproportionnée. En ta qualité de « mouvement autoproclamé de résistance », tu n’étais pas de taille à te mesurer à Tsahal, d’autant moins que tu avais été décapité au jour du 17 septembre des « pagers ». Quelle était donc la finalité de ton acte de provocation ? Ton minable feu d’artifice ne pouvait renverser le cours de la situation, déjà que les missiles tirés depuis l’Iran s’étaient révélés inefficaces et insuffisants et qu’ils avaient apporté la preuve de la vulnérabilité d’un régime clérical aux abois.

L’escalade s’étend, les intérêts français menacés

Les craintes d’un enlisement du conflit militaire entre l’Iran et l’axe formé par Israël et les États-Unis se confirment à mesure que les développements sur le terrain s’accélèrent et que la confrontation politique et militaire entre Téhéran et Washington s’intensifie. Au quatorzième jour de la guerre qui fait rage depuis le 28 février, Washington et Tel Aviv insistent sur leur volonté d’anéantir les capacités militaires d’un Téhéran qui réagit en élargissant le champ de ses attaques, quelques heures après le message belliqueux télévisé du nouveau Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, pourtant blessé dans la violente frappe qui avait tué son père, Ali Khamenei. La diplomatie, elle, ne semble toujours pas avoir de place dans ce bras-de-fer dont l’issue demeure incertaine.

Le détroit d'Ormuz entre la tension irano-israélienne et le destin du commerce mondial

Dans la géopolitique contemporaine, rares sont les points sur la carte capables d'infléchir le cours de l'économie mondiale en un instant. Le détroit d'Ormuz est l'un des plus décisifs d'entre eux. Ce passage maritime étroit, qui sépare l'Iran du sultanat d'Oman, constitue l'artère vitale des exportations de pétrole et de gaz en provenance du Golfe vers le reste du monde. Dès lors, toute tension militaire dans la région — et plus encore dans le contexte d'une escalade continue entre l'Iran et Israël — place ce détroit au cœur de l'équation internationale. Il ne s'agit plus seulement d'un conflit régional ou d'une confrontation militaire circonscrite, mais de l'ébranlement potentiel de l'un des piliers fondamentaux de l'économie mondiale.