
Comment se présentera la situation du Liban et de la région au lendemain de la guerre américano-israélienne contre l'Iran ? Et qu'adviendra-t-il de la fracture libano-libanaise, qui s'est approfondie à des degrés sans précédent sous l'effet conjugué de ce conflit, de l'engagement du Hezbollah en son sein et des agressions israéliennes qui ne cessent de s'étendre sur le territoire libanais, alors que le nombre de victimes dépasse désormais le millier et s'accroît quotidiennement, d'heure en heure ? Du côté iranien, la survie du régime un mois environ après l'ouverture des hostilités constitue en soi un accomplissement, et c'est précisément ce que les partisans de ce qui se désignait autrefois sous le nom d'«axe de la résistance» nommeraient volontiers une «victoire». Cette appellation demeure bien sûr relative, car ce qui passe pour une victoire à l'aune des critères de cet axe représente un échec retentissant au regard du cours réel de la guerre. Un régime qui se maintient au pouvoir sur des ruines ne saurait se prévaloir d'une victoire, et l'Iran aura besoin de décennies entières pour se relever de l'effondrement dans lequel ce conflit dévastateur l'a précipité.








