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Taline Becharraoui

Taline Becharraoui

Perspective d’escalade en Iran: tous les voyants sont au rouge
Par
Taline Becharraoui
Publié
avr. 5, 2026 - 13:23

La semaine qui vient de s’écouler au Moyen-Orient a été un crescendo de rhétorique et d’action militaire qui débouche, ce lundi 6 avril, sur la fin de l’ultimatum lancé par Donald Trump au régime des mollahs, le chef de la Maison Blanche menaçant « d’anéantir » les installations énergétiques de l’Iran. Une semaine au cours de laquelle le président américain a été tout sauf avare en déclarations, l’apothéose ayant été atteint samedi, lorsqu’il a donné 48 heures aux dirigeants en place à Téhéran pour avaliser l’accord qu’il leur a présenté, faute de quoi « l’enfer » s’abattra sur eux. Donald Trump leur demande « de conclure un accord ou d’ouvrir le détroit d’Ormuz », faisant référence à des négociations sur base des 15 points avancés par les Américains, et qui portent principalement sur l’abandon des programmes nucléaire et balistique, ainsi que l’arrêt du financement des alliés régionaux tels le Hezbollah.

Déclarations contradictoires sur le «nouveau régime» en Iran évoqué par Trump

Une fois de plus, l’opinion publique et les populations du Levant, et du Moyen-Orient en général, sont confrontés à une cascade de déclarations et d’indiscrétions contradictoires filtrées aux médias, concernant l’évolution de la guerre déclenchée le 28 février dans la région. Le président Donald Trump a ainsi réaffirmé en ce mercredi 1 er avril l’existence à Téhéran d’un «nouveau régime», indiquant que le «président de ce nouveau pouvoir vient de nous demander un cessez-le-feu ». « Nous nous prononcerons sur l’opportunité de ce cessez-le-feu lorsque le détroit d’Ormuz sera rouvert à la libre circulation maritime, a déclaré le président Trump. A défaut, nous continuerons à bombarder les infrastructures de manière à ramener l’Iran à l’âge pierre ».

Le report de l’ultimatum de Trump a un impact limité
Par
Taline Becharraoui
Publié
mars 27, 2026 - 20:06

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre le régime iranien des mollahs, semble s’installer dans la durée, et de ce fait le sort d’éventuelles négociations entre l’Iran et les Etats-Unis reste une inconnue. Après une escalade verbale de la part des Iraniens qui ont affirmé refuser le plan en quinze points proposé cette semaine par Washington, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, est venue contredire les déclarations officielles. Il a ainsi déclaré vendredi à la presse allemande que les Etats-Unis et l’Iran préparent des discussions directes au Pakistan. En parallèle, le président américain Donald Trump a prolongé son ultimatum (menaçant de détruire les installations énergétiques de l’Iran) jusqu’au 6 avril, visiblement pour donner une chance aux négociations en cours.

Entre le «cadeau» évoqué par Trump et les démentis iraniens, les négociations dans le flou

Les dernières 24 heures au Moyen-Orient en guerre sont une parfaite illustration de la cohabitation absurde entre les combats qui se poursuivent à un rythme effréné, et les rumeurs de tractations en cours entre Américains et Iraniens. Même si les frappes israélo-américaines sur les infrastructures militaires et civiles iraniennes se poursuivent sans relâche, et que des milliers de Marines doivent être déployés au M-O dans les prochains jours, une publication dans des médias dignes de foi d’une liste de quinze points exigés par les Américains pour négocier avec les Iraniens a été au centre de l’actualité depuis mardi soir, avec une médiation pakistanaise, turque et autres. Les frappes sur les infrastructures énergétiques de la République islamique, comme l’avait menacé le président américain Donald Trump, dimanche, semblent pour l’instant retardées.

Nouvelle semaine de développements à portée stratégique
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Taline Becharraoui
Publié
mars 22, 2026 - 16:35

La mort de l’homme fort du régime iranien, Ali Larijani, mardi 17 mars, et celle de plusieurs autres hauts responsables et cadres supérieurs des Gardiens de la Révolution et des Basidj, n’a pas réduit l’implication de ce régime dans le conflit, puisqu’il vient de lancer des missiles balistiques pour la première fois à l’extérieur du Moyen-Orient, en direction de Diego Garcia, à 4000 kilomètres, et qu’il a ciblé Dimona, au sud d’Israël samedi soir. Au Liban, c’est sur le front du Sud que les combats font rage. La troisième semaine de la confrontation entre les puissantes armées américaine et israélienne d’une part, et le régime iranien d’autre part, a été aussi riche en rebondissements que ses précédentes, et l’état dans lequel se trouve désormais le régime iranien est plus que jamais précaire, même si sa force de frappe demeure non négligeable.

Hausse de ton des pays arabes et islamiques contre l’Iran, qui doit «cesser ses attaques»

Alors que les combats sur le terrain au Liban-Sud continuent de faire rage, et que l’escalade se poursuit sur le front iranien, les yeux sont rivés vers Riyad en ce 19 mars: la capitale saoudienne a accueilli une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des pays arabes et islamiques. Les États arabes du Golfe sont en effet la cible des missiles iraniens depuis le début de l’attaque israélo-américaine sur ce pays le 28 février dernier: sous couvert d’attaques contre les intérêts américains dans ces pays, les gardiens de la Révolution iranienne ciblent les infrastructures civiles et les villes, et continuent de menacer les infrastructures pétrolières.

Frappes stratégiques contre l’Iran, proposition de négociations directes libano-israéliennes

En Iran, le sort du nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei pose question, et une île iranienne hautement stratégique a été prise pour cible par l’aviation américaine. Sur le front libanais, Israël poursuit son offensive terrestre malgré quelques avancées diplomatiques ces derniers jours autour de l’idée de négociations directes avec Israël, lancée par le gouvernement libanais ; une proposition qui reste tributaire du terrain. Pour la deuxième semaine consécutive, le Moyen-Orient vit comme dans une histoire en accéléré. L’attaque contre l’Iran par les armées israélienne et américaine se poursuit, avec des bombardements intensifs ayant atteint, le 14 mars, l’île iranienne hautement stratégique de Kharg, au nord du Golfe persique. Cette île abrite de grandes infrastructures pétrolières qui ont intentionnellement épargnées par les Américains, alors que le président Donald Trump indiquait que des installations militaires avaient été réduites à néant. L’attaque contre cette île constitue un développement fondamental car elle fait planer une menace potentielle sur les exportations pétrolières de l’Iran.

Au dixième jour de la guerre, la rhétorique s’enflamme entre les belligérants
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Taline Becharraoui
Publié
mars 10, 2026 - 17:45

Au dixième jour du début de l’attaque israélo-américaine contre l’Iran qui a embrasé la région, Liban inclus, la tension continue de monter. Les autorités américaines et israéliennes haussent le ton, et les piliers du régime iranien, qui joue sa survie, répondent avec une virulence accrue, comme s’ils avaient repris du poil de la bête depuis l’annonce de l’identité du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. Le président américain Donald Trump avait donné le ton, lundi, en déclarant penser que «la guerre est finie, quasiment», dans une interview à la chaîne CBS, considérant que le conflit est «très en avance» sur le calendrier initial. «C’est nous qui déciderons de la fin de la guerre», ont rétorqué les Gardiens de la révolution dans un communiqué.

Les huit premiers jours d’un conflit qui changera le Moyen-Orient
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Taline Becharraoui
Publié
mars 8, 2026 - 16:09

Du coup d’envoi, le 28 février, de l’offensive israélo-américaine contre le régime des mollahs iraniens, maquée par l’assassinat du Guide suprême de la République islamique Ali Khamenei, jusqu’à l’embrasement du front du Liban-Sud, à l’aube du 1 er mars, en passant par les frappes iraniennes sur tous les pays du Golfe arabe, la première semaine de la nouvelle guerre du Moyen-Orient est sans conteste historique à plus d’un égard. Il est des années qui peuvent se résumer en quelques mots, et des semaines qui semblent être des années. Les jours écoulés du 28 janvier au 8 mars 2026 ont été si riches en rebondissements qu’ils pourraient être qualifiés de passage d’une ère à une autre.

Un commando israélien à Nabi Chit; Pezeshkian «s’excuse» auprès des pays arabes!

La nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars a été marquée par une intrusion israélienne héliportée dans un village de la Békaa, dont l’objectif apparent était la recherche des restes de Ron Arad, aviateur israélien disparu en 1986 après que son avion avait été abattu. Les habitants de plusieurs régions libanaises, notamment le Mont-Liban, ont entendu le bruit incessant de l’aviation israélienne à basse altitude toute la nuit de vendredi à samedi. L’action, elle, se déroulait dans un village de Baalbeck dans le nord de la Békaa, Nabi Chit, qui a été le théâtre de l’opération d’une unité de commando.