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Nayla Assaf

L’abolition de la peine de mort: le long combat d’Ibrahim Najjar et Élie Keyrouz

L’abolition de la peine de mort au Liban n’est pas le fruit de démarches entreprises en 2026. Elle est l’aboutissement d’un long cheminement politique et juridique, marqué par des initiatives successives, des blocages et des années de débats. Deux personnalités ont plus particulièrement mené ce combat: l’ancien ministre de la Justice Ibrahim Najjar et l’ancien député membre du directoire des Forces libanaises Élie Keyrouz. Pour M. Najjar, tout commence en 2008, lorsqu’il est nommé ministre de la Justice. Quant à M. Keyrouz, son combat s’est notamment concrétisé à travers une proposition de loi, déposée en 2012. C’est quatorze ans plus tard que le Liban abolira finalement la peine capitale. Entre ces deux temps forts, 2008 et 2012, beaucoup de choses auront changé, mais les convictions resteront les mêmes.

Coupe du monde: émotions collectives et identifications au Liban
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juil. 12, 2026 - 19:14

La Coupe du monde de football dépasse largement le cadre du sport. Événement planétaire, elle suspend le cours ordinaire des vies et rassemble, le temps d'un tournoi, des millions de personnes autour d'un même récit collectif. Au Liban, cette compétition prend une dimension particulière. Dans un pays marqué par des crises successives, des mobilités et des fractures sociales, la Coupe du monde de football confère aux moments de célébration une valeur précieuse, presque rare. Pour la psychologue clinicienne, Sandra Khawam, le soutien à des équipes précises s’inscrit d’abord dans une histoire familiale, souvent marquée par l’émigration. «Le facteur familial joue un rôle important. En raison des guerres, des crises et des vagues d'émigration successives, de nombreuses familles libanaises se sont dispersées à travers le monde », explique-t-elle.

Formation, développement numérique, IA: la Francophonie en action au M-O
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juil. 2, 2026 - 12:40

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui rassemble 93 États et gouvernements, déploie son action au Liban et dans la région à travers des programmes structurés autour de la promotion de la langue française, de l’éducation, de l’égalité des genres et du développement. À Beyrouth, cette dynamique est coordonnée par Lévon Amirjanyan, représentant de l’OIF pour le Moyen-Orient, à la tête du bureau régional inauguré fin 2022. Ce bureau couvre quatre pays: le Liban et l’Égypte, membres de plein droit, ainsi que le Qatar et les Émirats arabes unis, membres associés, avec le Liban comme centre opérationnel de l’action régionale.

L’accord maritime Liban-Israël à l’épreuve de la guerre régionale
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juin 2, 2026 - 10:10

Les déclarations israéliennes évoquant une possible remise en cause de l’accord de délimitation de la frontière maritime avec le Liban relancent les interrogations sur la solidité de ce compromis, présenté depuis sa conclusion en 2022 comme étant un mécanisme de stabilisation entre Beyrouth et Tel Aviv. Malgré la guerre dévastatrice dans laquelle le Hezbollah a entraîné le Liban, l’accord en question tient bon. Mais dans un contexte régional en pleine mutation, notamment la crise énergétique née du bras-de-fer irano-américain au sujet du détroit d’Ormuz, la question de sa pérennité peut se poser.

Liban-Sud: l’ancrage des chrétiens des villages frontaliers malgré la guerre
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mars 25, 2026 - 13:35

Le long de la ligne de front, à la frontière sud du Liban avec Israël, se situent plusieurs villages chrétiens directement exposés aux combats. À mesure que la violence s’intensifie dans cette zone, le Saint-Siège ne reste pas indifférent face à la précarité de cette présence chrétienne dans le contexte actuel. Le pape Léon XIV, bouleversé par le sort des civils à l’ombre de cette conjoncture guerrière, a ainsi évoqué avec gravité la mort du prêtre maronite Pierre Rai de Qlayaa, symbole d’un drame qui frappe sans distinction. Selon le général à la retraite Khalil Gemayel, ancien commandant du secteur du sud du Litani, les localités frontalières chrétiennes comprennent Alma el-Chaab (caza de Tyr), Rmeich, Aïn Ebel, Debel, Qowzah et Yaroun (caza de Bint Jbeil), ainsi que Bourj el-Moulouk, Qlayaa, Jdeidet Marjeyoun, Ibl el-Saqi et Deir Mimas (caza de Marjeyoun). Dans le caza de Hasbaya se trouvent également Rachaya el-Foukhar, Kawkaba, Abou Qamha et Mazraat Serda.

La décentralisation au Liban: mise en œuvre, finances et implications pratiques
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févr. 22, 2026 - 11:38

Le projet de décentralisation administrative est prévu dans l’accord de Taëf (1989) mais n’a toujours pas été mis en œuvre. Pourtant de nombreuses études ont été menées à cette fin, sans qu’elles n’aboutissent. Retour sur une réforme en attente. La mise en œuvre concrète de la décentralisation administrative au Liban repose sur le renforcement des conseils locaux, en particulier au niveau des cazas qui constituent le deuxième degré après les municipalités. Selon Rayanne Assaf, docteur en droit et chargée des affaires juridiques à la présidence entre 2008 et 2014, « le projet de décentralisation prévoit qu’au sein de chaque caza, les citoyens élisent, suivant un système majoritaire, un comité général composé de représentants de toutes les localités même celles non dotées de municipalités (afin d’assurer la meilleure représentation géographique). Ce comité élit ensuite le conseil d’administration du caza selon un système proportionnel ».

La décentralisation au Liban: historique, légitimité et enjeux généraux (1/2)
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févr. 20, 2026 - 19:59

« La première réforme devra être une intelligente décentralisation », Jules Payot La décentralisation est un mode d’organisation de l’État qui consiste à transférer des compétences, des responsabilités et des ressources du pouvoir central vers des autorités locales élues, juridiquement autonomes, afin de rapprocher la prise de décision des citoyens et d’améliorer l’efficacité de l’action publique. Elle permet au Liban de transférer une partie des pouvoirs, des compétences et des ressources de l’Etat, vers des collectivités territoriales élues et autonomes – notamment les municipalités et les entités décentralisées – tout en maintenant l’unité de l’État. L’objectif est de renforcer et d’activer la gouvernance locale, la participation citoyenne et le développement équilibré des régions.

Conférence de Paris: l'armée face à des choix difficiles (3/3)
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Nayla Assaf
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févr. 13, 2026 - 21:42

A quelques semaines de la Conférence internationale de Paris prévue en mars 2026, dont le but est de mobiliser le soutien international à l’armée libanaise, le commandant en chef de l’armée se trouve à un tournant stratégique critique. Dans un Liban traversé par des incertitudes politiques et régionales, chaque décision prise sur le terrain ou au sein de l’état-major peut avoir des répercussions bien au-delà des frontières et influencer non seulement la survie de l’institution militaire, mais aussi la perception internationale de son rôle de stabilisateur au niveau national. Selon le général Maroun Hitti, l’armée ne fait pas face seulement à des menaces externes et internes : elle est soumise à une pression cumulative, où mandats multiples, décisions politiques ambiguës et attentes populaires se conjuguent pour mettre à l’épreuve son endurance, sa cohésion et sa crédibilité. L’enjeu est double : maintenir sa crédibilité dans un contexte interne volatile et convaincre la communauté internationale que l’armée reste un pilier indispensable de la stabilité du Liban.

Soutien à l’armée: aides, capacités et défis stratégiques (2/3)
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Nayla Assaf
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févr. 12, 2026 - 14:53

Dans un contexte régional et interne particulièrement sensible, l’analyse de la situation des Forces armées libanaises (FAL, l’armée libanaise) impose d’aller au-delà du simple inventaire des aides et des équipements requis, le but étant d’aborder le problème des fondements politiques, doctrinaux et stratégiques de l’institution militaire. L’enjeu central n’est pas tant ce que l’armée possède que ce que l’État lui demande – ou refuse d’assumer – de faire. Depuis la fin des années 2000, l’armée libanaise bénéficie d’une aide internationale soutenue, en particulier de la part des États-Unis, du Royaume Uni, de la France et d’autres partenaires européens. Ce soutien s’est traduit non seulement par des livraisons d’équipements et des infrastructures nouvelles, mais surtout par l’introduction d’une logique structurée de développement des capacités. La mise en place d’une vision conjointe des capacités avec les États-Unis a marqué un tournant, en privilégiant l’optimisation des acquis existants plutôt que la création de capacités nouvelles.

La fête de Saint Maron: histoire, sacrifices et promesse d’avenir
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Nayla Assaf
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févr. 9, 2026 - 20:03

« Le Liban n’appartient pas aux Maronites ; ce sont les Maronites qui appartiennent au Liban » Patriarche Nasrallah Sfeir Saint Maron, dont la fête est célébrée en ce 9 février, n’est pas seulement une figure religieuse ; il est, pour les Maronites et pour le Liban, un symbole fondateur de liberté, de fidélité et de résilience. Enraciné dans l’ascèse et la prière au IVᵉ siècle, cet ermite syrien a inspiré une tradition spirituelle qui s’est étendue au fil des siècles et qui deviendra l’Église maronite : un pilier essentiel de l’histoire libanaise et une force vive dans la construction d’une identité pluraliste au cœur du Moyen-Orient.

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