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Esquisse du nouveau paysage politique régional de l’après-guerre
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mars 28, 2026 - 21:13

Ce serait une lapalissade de souligner que le Moyen-Orient et l’Iran de l’après-guerre ne seront pas les mêmes qu’avant le 28 février, date du déclenchement de l’offensive américano-israélienne contre le régime iranien des mollahs. Cette guerre s’engage ce samedi 28 mars dans son deuxième mois sans que l’on puisse percevoir encore, au stade actuel, le bout du tunnel. Une chose, pour l’heure, est certaine : des contacts, des échanges de messages, ont été initiés entre les Etats-Unis et la République islamique grâce la médiation du Pakistan, de la Turquie et de l’Egypte. Une réunion entre ls deux parties pourrait se tenir la semaine prochaine, mais elle demeure incertaine du fait que les Iraniens ont demandé qu’elle soit précédée d’un cessez-le-feu global, ce que le président Donald Trump aurait refusé.

Guerre iranienne: bras-de-fer diplomatique sur fond d’escalade militaire
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mars 26, 2026 - 20:23

Près de 24 heures avant l’expiration du délai accordé par le président US Donald Trump à Téhéran pour répondre aux 15 points d’un plan américain devant mettre fin à la guerre en cours, les contacts diplomatiques visant à favoriser l’amorce d’un dialogue s’intensifient alors que la dynamique, sur le terrain, reste celle d’un accroissement de la pression: les frappes israélo-américaines contre des cibles militaires iraniennes se poursuivent, violentes, pendant que Téhéran continue de cibler des infrastructures civiles et militaires en Israël et dans les pays du Golfe. Plus que jamais aujourd’hui, le risque d’un embrasement régional total à grande échelle semble élevé si Téhéran poursuit ses tergiversations au sujet de son programme nucléaire et balistique ou de son «parrainage» des milices qui déstabilisent des pays comme le Liban, l’Irak ou le Yémen, voire même des pays du Golfe où des cellules terroristes, liées notamment au Hezbollah, sont régulièrement démantelées.

Pour la première fois depuis Taëf, Beyrouth affirme son autorité face à l’axe iranien

Après l’interdiction officielle des activités militaires du Hezbollah et des pasdarans au Liban, la décision d’expulser l’ambassadeur d’Iran à Beyrouth et de rappeler le chef de la mission diplomatique libanaise à Téhéran constitue sans doute la mesure la plus importante prise par le gouvernement de Nawaf Salam depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans le conflit militaire opposant l’Iran à Israël et aux États‑Unis. Et pour cause: pour la première fois depuis Taëf (1989) le pouvoir libanais pose des limites et s’efforce de soustraire le pays aux ingérences étrangères préjudiciables, voire dévastatrices, dans ses affaires intérieures.

Aoun stigmatise les agissements du Hezbollah dans le Golfe
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mars 21, 2026 - 01:31

C’est au rythme des échanges de tirs de missiles entre l’Iran et Israël que le monde arabe et islamique a célébré, vendredi, la fête du Fitr, qui marque la rupture du jeun de Ramadan. Le président libanais Joseph Aoun s'est entretenu vendredi par téléphone à cette occasion avec son homologue émirati, Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane. Au cours de cet entretien le chef de l’Etat a "stigmatisé l'implication de certains partis politiques dans un complot de sabotage que les Emirats ont annoncé avoir déjoué aujourd'hui" (vendredi), selon un communiqué de la présidence libanaise, faisant référence aux accusations visant le Hezbollah.

Israël s’emploie à isoler le sud du Litani
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mars 18, 2026 - 20:06

A mesure que les jours passent, la recrudescence des opérations militaires augmente crescendo, rendant de plus en plus grave la guerre totale que les Etats-Unis et Israël livrent depuis le 28 février au régime des mollahs iraniens. Et cette escalade est manifeste à plus d’un niveau. Après l’élimination le 17 mars du chef du Conseil iranien de sécurité nationale, Ali Larijani (véritable homme fort du régime après l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei) et de Gholamréza Soleiman, commandant des Bassidj (la redoutable machine à répression de la population), c’était au tour du ministre du Renseignement, Ismaïl Khatib, d’être éliminé au cours d’un raid israélien. Sa mort a été confirmée mercredi, 18 mars, par les autorités officielles.

Trump rappelle la véritable portée de la guerre contre le régime des mollahs

La guerre en Iran est rentrée dans sa troisième semaine et, au stade actuel, les deux camps en présence, la coalition américano-israélienne, d’une part, et la République islamique iranienne, d’autre part, se livrent à une escalade militaro-politique qui parait aller crescendo. Le président Donald Trump a ainsi haussé le ton face à ses alliés occidentaux pour surmonter leurs réticences concernant la mise sur pied d’une vaste coalition qui prendrait en charge la sécurité de la voie maritime du détroit d’Ormuz. Le chef de la Maison Blanche a été jusqu’à souligner que si les alliés des Etats-Unis maintiennent leur refus d’envoyer une force navale militaire pour sécuriser le détroit d’Ormuz, les conséquences sur l’OTAN pourraient être fâcheuses.

Grave escalade nocturne entre Israël et le Hezbollah
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mars 11, 2026 - 23:48

Une grave escalade s’est produite mercredi soir entre Israël et le Hezbollah. Le parti pro-iranien a lancé en début de soirée près de 200 roquettes en quelques minutes contre le nord d’Israël et la Galilée, son attaque la plus massive depuis le début de la guerre. Les tirs se sont déroulés en coordination avec l’Iran, qui envoyait à son tour, presque simultanément, une salve de missiles sur Tel-Aviv. Des drones ont également été envoyés par le Hezb. L’aviation israélienne n’a pas tardé à riposter en effectuant une série de raids particulièrement violents contre la banlieue-sud qui a été recouverte rapidement d’épais nuages de fumée noire. Un raid meurtrier a visé un rassemblement de déplacés à Ramlet el-Baïda, à Beyrouth, faisant au moins 7 tués et deux dizaines de blessés. Le village de Aramoun, dans le caza de Aley, a également été pris pour cible à plusieurs reprises.

L’attention des décideurs focalisée sur le détroit d’Ormuz
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mars 11, 2026 - 17:03

La population du Liban ainsi que les populations des pays du Levant, du Golfe et du Moyen-Orient sont soumises à une véritable douche écossaise. D’un côté, des rumeurs font état d’une prochaine fin des hostilités sur le front iranien (sans englober le Liban), mais dans le même temps, une nette escalade est perceptible au niveau des opérations militaires. La journée du mercredi 11 mars et la nuit du 10 mars ont été marquées par une intensification des raids et des tirs de missiles dans plus d’une direction. L’aviation israélienne a ainsi poursuivi dans la nuit du 10 mars ses raids intensifs contre les centres névralgiques et les infrastructures du régime iranien à Téhéran et contre la banlieue-sud de Beyrouth et plusieurs villages du Liban-Sud et de la Békaa. Des missiles ont été en outre lancés contre des positions de l’opposition iranienne kurde en Irak, tandis que l’aviation de la coalition américano-israélienne lançait des raids contre les permanences de la milice irakienne pro-iranienne, « El Hached en-Chaabi » (« Mobilisation populaire »), et du Hezbollah irakien, stationnés en Irak. Plusieurs alertes aux missiles ont été par ailleurs signalées dans la journée de mercredi à Dubaï et à Doha, notamment.

S’adressant aux dirigeants de l’UE, Aoun laisse éclater sa colère contre le Hezbollah

Ce dixième jour de l’offensive américano-israélienne contre le régime des mollahs iraniens a été marqué par trois faits saillants : la position en flèche adoptée par le président Joseph Aoun qui a stigmatisé, en des termes très sévères, le comportement du Hezbollah, se prononçant en outre pour des négociations directes avec Israël sous supervision internationale ; les intenses bombardements aériens israéliens contre la banlieue-sud de Beyrouth, plus précisément contre les bureaux du Qard el-Hassan (la structure financière illégale du Hezbollah) ; et le vote par le Parlement de la prorogation du mandat des députés pour une période de deux ans.

Khamenei, un Guide suprême impitoyable et intransigeant
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mars 1, 2026 - 23:31

À la tête de l’Iran depuis 1989, l’ayatollah Ali Khamenei incarnait, depuis plus de trois décennies, la continuité idéologique de la République islamique et son affrontement déclaré avec les États-Unis – le « Grand Satan » – et Israël, désigné comme ennemi irréductible. Âgé de 86 ans, le Guide suprême était le doyen des dirigeants du Moyen-Orient. Arborant le turban noir des ‘seyyed’, signe d’une filiation revendiquée avec le prophète Mahomet, il concentrait entre ses mains l’essentiel du pouvoir. Chef du système théocratique iranien, il détenait l’autorité ultime sur les affaires religieuses, politiques et militaires. Son portrait domine les espaces publics du pays, tandis que la question de sa succession demeurait taboue.