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Khalil Helou

Khalil Helou

Liban: entre passivité et guerre imposée, l’État face à la tempête Hezbollah

Le Liban est aujourd’hui divisé suivant une ligne de fracture verticale, notamment depuis que le pouvoir exécutif a interdit toute activité militaire du Hezbollah, alors que la situation sur le terrain ne fait que s’aggraver, avec l’élargissement du conflit militaire entre Israël et le Hezbollah. L’ouverture du front sud et les réactions politiques et médiatiques du Hezbollah qui critique le Conseil des ministres, le président de la République et s’en prend au Liban tout entier, peuvent, au mieux, être qualifiées d’irresponsables, sinon de défiantes. Les premiers à en payer le prix sont les partisans du Hezbollah eux-mêmes, ensuite le Liban tout entier.

Cherchons homme d’État
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Khalil Helou
Published
mars 2, 2026 - 16:11

Les circonstances dramatiques que traverse le pays nécessitent à n’en point douter la présence d’hommes d’État ! Le Liban en a connu et ils nous manquent, d’autant que leur liste est restreinte. Certes, un homme d’État doit être au pouvoir pour faire ses preuves, et il ne peut s’affirmer que dans des circonstances importantes. Ainsi, depuis 1943, certains présidents de la République ont été à la hauteur de la fonction de chef de l’État face aux évènements. Ils ont été à la hauteur soit par leur vision, ou par leurs décisions concrètes qui ont épargné au pays des catastrophes. Ils se sont montrés aussi à la hauteur en s’en tenant fermement à la Constitution et aux lois en vigueur, par la force, la diplomatie, ou une politique sage et ferme. Ils ont, surtout, assumé leurs responsabilités quant à la défense de l’État régalien, souverain et indépendant.

USA-Iran: les jalons de la conflagration annoncée
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Khalil Helou
Published
févr. 25, 2026 - 20:55

Le face-à-face Iran-Etats-Unis rappelle une citation du stratège militaire chinois Sun Tzu (4 e – 5 e siècle Av. J.C.) : « L'art suprême de la guerre est de soumettre l'ennemi sans combattre ». Le président Donald Trump semble adopter une stratégie basée sur cette citation, et il entretient volontairement l'ambiguïté afin de garder le secret sur ses objectifs stratégiques et sa réflexion militaire. Frappes, guerre d’envergure, menaces soutenues (de part et d’autre) qui risquent de dégénérer à tout moment … Les spéculations vont bon train. La concentration des moyens de guerre américains au Moyen-Orient est énorme et ne laisse planer aucun doute quant aux vastes dommages que ces moyens peuvent faire subir à l’Iran. A cet égard, et parlant de ses navires de guerre, le président Trump a déclaré la semaine dernière aux journalistes : « Ils doivent bien naviguer quelque part. Autant qu'ils naviguent près de l'Iran ».

Crise libanaise: où en sommes-nous?
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Khalil Helou
Published
févr. 9, 2026 - 15:46

Les étapes de la reconstruction de l’État libanais semblent être gelées, malgré quelques progrès sur le plan technocratique. Au terme de plus d’un an de « guerre de soutien » menée par le Hezbollah et l’affaiblissement de ce parti sur la scène régionale, l’élection du président de la République avait suscité une vague d’euphorie démesurée. La formation d’un gouvernement prometteur avait induit l’espoir d’une restauration de la souveraineté de l’État. Cependant, un an plus tard, cette euphorie s’est transformée en déception, et l’espoir s’est dissipé. Le refus du Hezbollah, à l’instigation de l’Iran, de se plier à la volonté de la majorité des Libanais et de remettre ses armes à l’État, ainsi que sa violation de la résolution 1701, ont servi, et continuent de servir, de prétexte au harcèlement israélien qui vise ses cadres et son infrastructure. Cette dynamique empêche tout progrès dans le redressement de l’État libanais.

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