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Khalil Helou

Khalil Helou

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (1)
Par
Khalil Helou
Publié
avr. 25, 2026 - 01:49

Dans une série d’articles à venir, nous nous proposons d’apporter un éclairage sur la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Il est grand temps, dans ce contexte, de contrecarrer sérieusement la rhétorique stérile de résistance, non par une contre rhétorique, mais par une approche en profondeur, prônant la culture de l’État de droit, lequel ne pourrait être édifié qu’à travers la souveraineté. Pour comprendre le présent, rien ne vaut la relecture de l’histoire contemporaine, toujours présente dans la mémoire. Les guerres qui ont opposé Israël et le Hezbollah devraient être revisitées, la première ayant eu lieu en 1993 avec les événements clés qui l’ont précédée, sans compter le retrait israélien du Liban le 25 mai 2000, avec ce qui l’ont précédé et suivi, notamment les guerres de 1996, 2006, 2023-2024, et 2026.

Hezb-Israël, une guerre au service de qui? (3)
Par
Khalil Helou
Publié
avr. 24, 2026 - 12:51

Dans une série d’articles, nous nous proposons d’apporter un éclairage sur la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Il est grand temps dans ce contexte de contrecarrer sérieusement la rhétorique stérile de résistance, non par une contre rhétorique, mais par une approche en profondeur, prônant la culture de l’Etat de droit, lequel ne pourrait être édifié qu’à travers la souveraineté. Les deux premiers articles présentaient une relecture des événements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf en passant par l’opération «Règlement de comptes», et l’«Entente de Juillet» (1993), jusqu’à la veille de sa 2 e guerre avec Israël.

Éviter que le discours du 17 avril reste lettre morte
Par
Khalil Helou
Publié
avr. 18, 2026 - 20:58

Au Liban, le cessez-le-feu proclamé par Donald Trump, entré en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi, et le message à la nation du président Joseph Aoun, vendredi, applaudi par les ténors souverainistes comme par de nombreux éditorialistes, ont ravivé l’espoir du public. Le Hezbollah a vite fait de critiquer avec virulence le discours présidentiel, allant jusqu’aux menaces, bien que son nom n’y ait pas figuré explicitement une seule fois. Ce discours, louable en soi, rappelle cependant celui de l’investiture du 9 janvier 2025, qui n’a toujours pas été mis en application. Donald Trump va inviter le président Joseph Aoun et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche pour des négociations directes.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (2)
Par
Khalil Helou
Publié
avr. 17, 2026 - 13:40

Cette série d’articles permettra de mieux comprendre la situation actuelle au vu du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant le lecteur tirer les conclusions qui s’imposent. Par ailleurs, il est grand temps de contrecarrer sérieusement la rhétorique stérile de résistance, non par une contre-rhétorique, mais par un travail sérieux en prêchant la culture de l’Etat de droit, celui-ci ne pouvant être établi qu’à travers la souveraineté. La première partie exposait la situation internationale et régionale qui a abouti à l’accord de Taëf et le début de la montée en puissance du Hezbollah. Cette deuxièmle partie illustre comment la milice du Hezbollah a continué d’exister et de se renforcer sous le double sponsor syrien et iranien, le but pour Damas étant le renforcement de sa position sur la table des négociations de paix avec Israël, et pour Téhéran le torpillage de toute tentative de paix entre Israël d’une part, et la Syrie et le Liban de l’autre.

Prévisions et incertitudes: jusqu’où mènera la guerre d’Iran?
Par
Khalil Helou
Publié
avr. 2, 2026 - 18:29

En cette cinquième semaine de la guerre d’Iran, les déclarations du président Trump prêtent à équivoque. Celles des dirigeants iraniens aussi. Seule la position israélienne est claire: priorités aux impératifs militaires et sécuritaires. Les informations en provenance du théâtre d’opérations, et les analyses sociopolitiques dans les trois Etats belligérants, proviennent principalement de la presse. Les sources citées sont souvent biaisées, et ne mettent en lumière qu’une partie des faits qui sert les thèses de leurs auteurs. Force est de constater que la majorité de la presse écrite et des médias audiovisuels occidentaux insiste davantage sur les coûts de la guerre, que sur son bilan stratégique qui ne saurait être ni purement politique, ni purement militaire, mais doit constituer une synthèse stratégique unique. Les militaires mettent leur propre stratégie à exécution pour servir les objectifs nationaux. Les décideurs en font autant au niveau politique. Faire le point de cette campagne devrait tenir compte de tout ceci.

Guerre en Iran: état des lieux
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Khalil Helou
Publié
mars 29, 2026 - 17:06

Dans quelle direction s’oriente la guerre entre les Etats-Unis et Israël, d’une part, et la République islamique iranienne, d’autre part ? C’est une question qui se pose quotidiennement depuis le déclenchement des opérations militaires, et à laquelle nombreux analystes et politiciens, jouant les augures, ont déjà précipitamment répondu avec certitude. Toutefois, il faudrait se doter d’un ensemble de données concrètes, difficiles à obtenir, afin d’avoir des réponses précises à cette interrogation. Force est de relever dans ce cadre que l’on prend souvent ses désirs pour des réalités, et les analystes décrivent parfois leur propre pensée plutôt que d’analyser des faits tangibles.

L’illusion de l’inaction face à un régime sanguinaire
Par
Khalil Helou
Publié
mars 24, 2026 - 17:20

Il y a 108 ans, quelques mois avant la fin de la Première Guerre mondiale, et plus précisément le 18 mars 1918, Georges Clemenceau, Premier ministre et ministre de la Guerre en France, déclarait devant l’Assemblée nationale: «On dit: nous ne voulons pas la guerre, mais il faut la paix le plus tôt possible. Ah! Moi aussi, j’ai le désir de la paix le plus tôt possible et tout le monde la désire. Il serait un grand criminel celui qui aurait une autre pensée, mais il faut savoir ce qu’on veut. Ce n’est pas en bêlant la paix qu’on fait taire le militarisme prussien. Ma politique, je fais la guerre.»

Aide-mémoire politique et militaire
Par
Khalil Helou
Publié
mars 18, 2026 - 23:03

Depuis quelque temps, une grande partie de l’opinion publique accuse l’armée – et/ou son commandant en chef – de faillir à son devoir, sinon de se mutiner contre le gouvernement qui lui a demandé de démanteler l’arsenal militaire du Hezbollah. L’armée libanaise est ainsi devenue la cible favorite de certains journalistes, bloggeurs et activistes des réseaux sociaux, alors qu’elle est admirée et presque déifiée par leurs homologues du camp opposé. Le ridicule et l’inadmissible dans l’affaire est que les admirateurs d’aujourd’hui accusaient hier l’armée de tous les maux. Ils lui reprochaient une «collabo» avec «l’impérialisme» américain (étiquette clichée que les n’importe qui collent sur le front de tout ce qui ne leur plaît pas), en référence à la coopération militaire entre le Liban et les États-Unis, alors que sans les aides américaines, notre armée aurait été non opérationnelle, vu la maigreur du budget de la défense.

La guerre Iran-USA: comment pourrait-elle finir?
Par
Khalil Helou
Publié
mars 12, 2026 - 12:57

Dans les analyses, on passe souvent à côté de certains enjeux. On verse dans un excès d’objectivité et un manque d’imagination, ou vice-versa. Ou encore, on confond désirs et part de réalité. Force est de constater que ni les événements les plus tragiques, ni leur dénouement, n’avaient jamais été prévus par les analystes les plus chevronnés. Seuls quelques rares esprits éclairés s’étaient montrés visionnaires, mais peu d’entre eux étaient écoutés dans les hautes sphères de décision, embourbées dans les affaires politiques, financières et économiques. Le catalyseur des deux guerres mondiales Rares sont ceux qui avaient prévu la Première Guerre mondiale, car aucun belligérant ne la désirait, surtout après les ententes et le partage d’influence dans le monde entre les grandes puissances de l’époque. Cette guerre avait été qualifiée de «Der des Ders» par les analystes convaincus qu’elle ne se répèterait jamais, et que l’Allemagne était désormais soumise à jamais.

L’inaction de l’État, synonyme de suicide
Par
Khalil Helou
Publié
mars 11, 2026 - 17:03

Depuis une semaine, une nouvelle guerre – la cinquième en 34 ans – oppose Israël au Hezbollah. Une guerre de plus que les Libanais n’ont jamais voulu. Tous les accords qui avaient mis un terme aux quatre guerres précédentes n’étaient que des trêves exploitées par l’Iran et le Hezbollah, d’une part, et Israël, de l’autre, pour se préparer à la guerre suivante, sous l’œil bienveillant des régimes Assad, père et fils, et des présidents et gouvernements libanais vassaux de Damas ou de Téhéran, notamment sous les mandats Hraoui, Lahoud et Michel Aoun. Les factures de ces guerres avaient été payées fort cher par les partisans inconditionnels du Hezbollah, bon gré, sous l’effet soporifique de l’idéologie, par les autres libanais, mal gré, par les pays arabes qui finançaient les reconstructions pour des raisons humanitaires et géopolitiques. Le même scénario se répète donc depuis quatre décennies: guerre, cessez-le-feu, rhétorique de victoire, déliquescence du pouvoir libanais, préparatifs du Hezbollah aux guerres sans fin, mensonges mutuels, puis guerre de nouveau. Le proverbe émanant de la sagesse populaire dit que «l’âne ne trébuche pas deux fois sur la même pierre».