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Khairallah Khairallah

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L’Irak met l’Iran à nu
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Khairallah Khairallah
Published
févr. 24, 2026 - 22:56

Rien ne révèle davantage le commencement de la fin du régime en place en Iran que la situation en Irak. En Irak, la République islamique a échoué à imposer une personnalité qui lui soit dévouée au poste de Premier ministre. Il a suffi que le président Donald Trump oppose son veto au retour de Nouri al-Maliki à la tête du gouvernement pour que le sort de ce dernier se retrouve suspendu. C’est depuis l’Irak qu’a pris son nouvel élan le projet expansionniste iranien, après que l’administration de George W. Bush eut renversé le régime baassiste et clanique de Saddam Hussein. C’est aussi depuis l’Irak que ce même projet semble aujourd’hui s’approcher de son terme. Plus encore, l’incapacité de l’Iran à installer Maliki au poste de Premier ministre met à nu la crise profonde que traverse le système irakien né après 2003.

Trump et le complexe irakien
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Khairallah Khairallah
Published
févr. 19, 2026 - 05:22

L’objectif des négociations menées par l’administration américaine avec la partie iranienne à Mascate et à Genève n’était autre que de transmettre un seul message. Le contenu de ce message est que la « République islamique » doit changer, que ce changement doive intervenir à l’amiable ou par la force. Le président Donald Trump n’a pas hésité à déclarer récemment que la chute du régime iranien serait « la meilleure chose qui puisse arriver ». Dans cette perspective, on comprend la répétition par le président américain de son refus du retour de Nouri al-Maliki au poste de Premier ministre en Irak. De même, dans cette perspective, on peut comprendre l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et son transfert à New York avec son épouse.

Arrogance iranienne : le syndrome Saddam
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Khairallah Khairallah
Published
févr. 15, 2026 - 10:36

Chaque jour qui passe confirme davantage que le régime iranien, qui existe depuis quarante-sept ans, se trouve aujourd’hui confronté à deux options sans troisième voie possible. Soit la reddition face aux conditions américaines, qui ne diffèrent guère des conditions israéliennes, soit l’affrontement d’une guerre avec les États-Unis dont l’Iran ne pourrait sortir indemne. La « République islamique » est-elle en mesure de reconnaître qu’il n’existe aucune échappatoire face à la nouvelle réalité régionale et qu’il lui faut composer avec elle, au lieu de persister dans l’arrogance à la manière de Saddam Hussein ? Au début de l’année 1991, Saddam, dirigeant de l’Irak, croyait qu’il serait capable de négocier d’égal à égal avec les États-Unis, malgré la position parfaitement claire de l’administration de George Bush père. Il n’avait que deux choix : se retirer du Koweït sans conditions ou exposer l’Irak à une guerre qui le ramènerait à l’âge de pierre. Le dirigeant irakien n’avait pas compris la région, ni le monde, ni le sens des rapports de force.

L’Algérie à l’heure du tournant saharien
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Khairallah Khairallah
Published
févr. 11, 2026 - 13:30

La réunion tenue récemment au siège de l’ambassade des États-Unis à Madrid, consacrée à l’application de la résolution 2797 adoptée le 31 octobre dernier au sujet du Sahara marocain, ne saurait être considérée comme un événement ordinaire. La présence de l’Algérie, représentée par son ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, revêt une importance particulière en ce qu’elle remet les faits à leur juste place : en l’occurrence que le différend relatif au Sahara est, à l’origine, un conflit maroco-algérien, le Front Polisario n’étant qu’un instrument mobilisé par le régime algérien pour légitimer une guerre d’usure menée contre le Maroc depuis près d’un demi-siècle, c’est-à-dire depuis la récupération par le Royaume de ses provinces sahariennes à la suite du retrait du colonisateur espagnol en novembre 1975.

Seif al-Islam Kadhafi : anatomie d'une trahison
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Khairallah Khairallah
Published
févr. 5, 2026 - 13:35

Une seule question s’impose à quiconque tenterait de percer l’énigme de l’assassinat de Seif al-Islam, le plus connu des fils de Mouammar Kadhafi, personnage aux idées et aux comportements singuliers, héritier présumé d’un homme qui gouverna la Libye de 1969 à 2011. Cette question est simple, mais décisive : qui a levé la protection autour de Seif al-Islam, alors qu’il vivait dans une maison à Zintan, placé sous une surveillance étroite assurée par des forces locales ? Une chose est certaine : Seif al-Islam a été trahi. Une trahison qui a permis à un groupe armé de pénétrer dans le lieu où il résidait, avec pour objectif son assassinat.

Trump reprend l’Irak à l’Iran
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Khairallah Khairallah
Published
févr. 3, 2026 - 12:59

L’analyse de l’évolution de la situation irakienne depuis le printemps 2003, date de la chute du régime baassiste et clanique de Saddam Hussein à la suite d’une guerre conduite par les États-Unis, permet de comprendre la position foncièrement négative adoptée par le président Donald Trump vis-à-vis d’un éventuel retour de Nouri al-Maliki au poste de Premier ministre, fonction que ce dernier avait été contraint d’abandonner en 2014. La question ne porte pas tant sur un responsable politique irakien pris isolément que sur, d’une part, la charge symbolique incarnée par Nouri al-Maliki et, d’autre part, une décision américaine visant à reprendre l’Irak à l’Iran.

Rifaat el-Assad n’est plus, la barbarie en deuil
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Khairallah Khairallah
Published
janv. 23, 2026 - 17:04

Rifaat el-Assad, disparu il y a quelques jours, le 20 janvier 2026, incarna l’un des visages les plus révélateurs de la grande mutation syrienne vers « l’État de barbarie »: un État dont la prétendue légitimité reposait sur la répression, la açabiya communautaire forcée et la recherche obstinée d’une « alliance des minorités ». Une mutation qui commença, dans les faits, avec l’union syro-égyptienne de 1958, union éphémère qui ne survécut que trois ans et quelques mois. Rifaat el-Assad ne fut, au fond, qu’un rouage parmi d’autres de cet État syrien de barbarie qu’il défendit sans réserve, bien avant le massacre de Hama en février 1982, et jusqu’à l’invasion des campagnes dans les villes. Cette entreprise visait à imposer aux citadins des valeurs archaïques, en représailles contre tout ce que Damas, Alep, Homs, Hama ou Lattaquié incarnaient comme valeurs civilisationnelles.

Les crises de l’Iran posent la question du sort du régime
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Khairallah Khairallah
Published
janv. 5, 2026 - 17:25

L’année 2025 a été celle de la Syrie, qui a vécu pour la première fois depuis un demi-siècle sans Hafez el-Assad ni Bachar el-Assad, autrement dit sans un régime minoritaire, soutenu par Israël, qui a contrôlé le destin des Syriens d’abord par sa machine répressive, puis en faisant appel à l’extérieur pour triompher de son propre peuple. Pour la première fois également, la « République islamique » iranienne s’est retirée de Syrie, ce qui implique un bouleversement majeur de l’équilibre régional, d’autant que la Syrie des Assad ressemblait de plus en plus à une colonie iranienne implantée au cœur du monde arabe.

2025 : l’année où le Maroc a tranché
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Khairallah Khairallah
Published
déc. 27, 2025 - 18:11

L’année 2025 a été marocaine par excellence. Elle a marqué la victoire du Maroc dans la guerre à laquelle il a été soumis pendant un demi-siècle, depuis qu’il a récupéré, pacifiquement, ses provinces sahariennes de l’ancien colonisateur espagnol. Pourquoi cette guerre ? Et pourquoi s’est-elle prolongée pendant un demi-siècle ? Pourquoi le régime algérien n’a-t-il jamais été capable de reconnaître que la guerre d’usure qu’il a menée contre le Maroc, à travers son instrument, le Polisario, n’était rien d’autre qu’une guerre à visage découvert, destinée tôt ou tard à se retourner contre lui ? Une série de questions révèle, entre autres choses, la résilience du Maroc face aux défis auxquels il a été confronté, ainsi que le fait que la question du Sahara a toujours été une cause nationale touchant chaque citoyen du Royaume au plus profond.

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