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Khairallah Khairallah

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7-Octobre: la question à laquelle il est impossible de répondre
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Khairallah Khairallah
Publié
oct. 9, 2026 - 06:32

À l’occasion du troisième anniversaire du «Déluge d’Al-Aqsa» et de la tragédie de Gaza provoquée par le Hamas, il paraît légitime de se demander: où sont les Arabes? Mais où est donc l’Iran? Et Israël, où va-t-il? Cette question est devenue, jusqu’à nouvel ordre, de celles auxquelles il est impossible de répondre. Cela tient au fait que les problèmes dont souffre le monde arabe, ou plutôt les mondes arabes, ne semblent pas pouvoir trouver de solution dans un avenir prévisible, pour la simple raison que la clé se trouve le plus souvent à Téhéran, et non dans telle ou telle capitale arabe, ni, bien entendu, à la Ligue arabe. Celle-ci traverse une crise structurelle qui reflète l’état de décrépitude du monde arabe. Je trouve même le mot «décrépitude» plutôt indulgent.

Yémen: pour la «République islamique», la pire des nouvelles
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Khairallah Khairallah
Publié
oct. 1, 2026 - 03:44

Le retour de la coordination saoudo-émiratie au Yémen constituerait une évolution d’une extrême importance sur le plan régional, en plus d’être la pire nouvelle qui puisse parvenir à l’oreille de la «République islamique». Il n’est un secret pour personne que l’Iran est prêt à aller loin dans l’exploitation du Yémen, dont une partie est devenue, grâce aux Houthis (le groupe Ansar Allah), une base militaire qui lui est rattachée dans la péninsule Arabique. Le retour des Houthis au port de Mokha, qui menace la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, ainsi que les attaques dont le Royaume d’Arabie saoudite est la cible à partir du territoire yéménite, montrent qu’il est indispensable de faire face aux Houthis. Il faut même les ramener à leur dimension naturelle dans le nord du Yémen. Une telle confrontation est dans l’intérêt de tous les États arabes de la région, et pas seulement de l’Arabie saoudite.

Le sens de la participation des Sahraouis aux élections marocaines
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Khairallah Khairallah
Publié
sept. 25, 2026 - 22:31

À la lumière des élections législatives qui se sont tenues il y a quelques jours, on peut parler d’une régularité de la vie politique au Maroc. Les élections se sont déroulées dans le calme et la normalité dans le Royaume. Les résultats ont été parfaitement clairs et montrent que la plus grande victoire a été celle du Maroc, sous la conduite du roi Mohammed VI, qui a posé les fondements d’un État moderne. Ils ont également révélé à quel point les habitants des provinces du Sahara sont attachés à leur appartenance marocaine. Cela est apparu clairement à travers le taux de participation aux élections dans les provinces sahariennes.

Irak: l'effondrement du pari US sur le gouvernement Zaidi
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Khairallah Khairallah
Publié
sept. 19, 2026 - 14:09

À mesure que les jours passent, il apparaît de plus en plus clairement combien l’Irak était important pour la sécurité du Golfe dans son ensemble, et quelle profonde rupture de l’équilibre régional a provoquée l’administration américaine de George W. Bush en 2003. Cette année-là, l’Amérique livra l’Irak à l’Iran sur un plateau d’argent. Les chars américains entrèrent à Bagdad sans mesurer les conséquences d’un bouleversement qui allait modifier l’équation régionale. Cette équation faisait partie intégrante de l’ordre régional depuis la création de l’État irakien, consécutive à l’effondrement de l’Empire ottoman au début des années 1920.

Une seule guerre, du Yémen à l’Irak
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Khairallah Khairallah
Publié
sept. 14, 2026 - 00:49

En prenant le contrôle du port de Mokha, les Houthis ont permis à l’Iran de franchir une étape importante vers le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb. Ce détroit constitue le passage obligé vers la mer Rouge et le canal de Suez. La «République islamique» a su instrumentaliser les Houthis dans le cadre de la guerre qu’elle mène contre les États-Unis et Israël, une guerre qu’elle a également étendue aux États arabes du Golfe et à la Jordanie. Au premier rang de ces pays figure l’Arabie saoudite, qui considère désormais qu’elle mène une guerre le long de sa longue frontière avec le Yémen, tout en étant simultanément la cible d’attaques en provenance d’Irak.

Ceuta: le Maroc met les points sur les i avec l’Espagne
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Khairallah Khairallah
Publié
sept. 12, 2026 - 03:49

Il fallait, pour le Maroc, mettre les points sur les i avec son voisin espagnol, avec lequel il entretient à l’origine de bonnes relations qui ont connu un saut qualitatif depuis plus de quatre ans. Le ministère marocain des Affaires étrangères a tenu à rappeler les différentes étapes traversées par les relations maroco-espagnoles ainsi que le tournant positif intervenu en 2022. Cette année-là, le roi Mohammed VI avait reçu le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez. Il convient de rappeler à cet égard que l’Espagne a joué, après les États-Unis, un rôle déterminant dans l’affirmation de la marocanité du Sahara et dans l’affirmation que la seule option envisageable réside dans une large autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Hezbollah en faillite cherche couverture
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Khairallah Khairallah
Publié
sept. 3, 2026 - 19:58

La quête par le Hezbollah d’une couverture chrétienne pour ses armes et pour sa ligne hostile à toute négociation directe avec Israël donne la mesure de l’impasse dans laquelle se trouve un parti qui n’est, au fond, qu’une milice confessionnelle au service des Gardiens de la révolution iranienne. Le Hezbollah que nous avons connu, avec toute sa puissance, son arsenal et ses capacités financières, appartient désormais au passé. En réalité, le parti, qui se croyait en mesure de jouer des rôles dépassant largement le cadre libanais, en Syrie, au Yémen et, à une certaine époque, à Bahreïn, pour ne citer que ces exemples, a fait faillite.

Maroc: pourquoi les prochaines législatives sont importantes
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Khairallah Khairallah
Publié
août 29, 2026 - 03:36

La tenue des élections législatives au Maroc le 23 septembre prochain, à la date prévue, témoigne de la régularité de la vie politique dans un royaume vieux de plus de douze siècles. À chacune des étapes de sa longue histoire, le Maroc a su surmonter les difficultés, les obstacles et les défis de différentes natures, jusqu’au règne de Mohammed VI, monté sur le trône il y a un peu plus de vingt-sept ans, succédant à son père Hassan II. Le développement de la vie politique a constitué l’une des caractéristiques marquantes du règne de Mohammed VI. Il s’est accompagné de la mise en place d’infrastructures modernes qui font que celui qui arrive au Maroc depuis l’Espagne ou le Portugal n’a guère le sentiment de passer de deux pays européens à un monde différent…

L’Irak, le grand prix… pour l’Iran
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Khairallah Khairallah
Publié
août 20, 2026 - 17:26

Il suffit de regarder autour de soi pour constater que plusieurs guerres se déroulent, avec la bénédiction de l’Iran, dans le monde arabe et à ses marges. Au Yémen, les Houthis tentent de fermer le détroit de Bab el-Mandeb en essayant de reprendre le port yéménite de Mokha, dont ils avaient été chassés en 2014 par des forces locales yéménites soutenues par les Émirats arabes unis. L’Iran parviendra-t-il à contrôler à la fois le détroit d’Ormuz, dans le Golfe, et celui de Bab el-Mandeb, porte d’entrée de la mer Rouge et du canal de Suez, par l’intermédiaire des Houthis au Yémen? L’Iran n’a pas caché sa décision d’adopter une politique offensive sur plusieurs fronts. Mais, pour les Gardiens de la révolution, l’essentiel reste aujourd’hui de maintenir la mainmise iranienne sur l’Irak. Une véritable guerre s’y livre sous la forme d’un bras de fer autour des armes des milices confessionnelles affiliées aux Gardiens de la révolution. Ces milices ont été regroupées sous la bannière du «Hachd al-Chaabi», qui dispose d’un budget financé par l’État irakien et cherche à exercer sur le pouvoir un rôle dominant comparable à celui des Gardiens de la révolution en Iran.

Le Liban a-t-il un seul gouvernement?
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Khairallah Khairallah
Publié
août 14, 2026 - 16:15

La question est d’une extrême simplicité. Le Liban a-t-il un seul gouvernement, présidé par Nawaf Salam, ou plusieurs gouvernements, chacun doté de son propre agenda et contrôlé par tel ou tel ministre? Il était naturel que Nawaf Salam tranche la question et empêche le ministre de la Défense, Michel Menassa, de prendre la parole lors de la séance parlementaire qui a vu le vote de la loi d’amnistie, avec ce qu’elle comporte de bon et de mauvais, et qui exprime mieux que tout l’état du Liban, avec toute sa décrépitude et ses tiraillements. Rien n’illustre davantage cette décrépitude libanaise que l’alliance entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre, dirigé par Gebran Bassil, gendre de l’ancien président Michel Aoun. Cette alliance s’est opposée à la loi d’amnistie et s’est rangée aux côtés du ministre de la Défense, qui entendait exprimer devant le Parlement une position de l’armée libanaise sur cette loi. Cela revenait à faire voler en éclats le régime existant dans ses fondements mêmes, en présentant l’armée comme une entité autonome par rapport au Conseil des ministres. Autrement dit, l’armée aurait sa propre position, parallèlement à la décision du Conseil des ministres, lequel représente le pouvoir exécutif… du moins en principe.

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