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Khairallah Khairallah

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Trump, Obama… et le piège iranien
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Khairallah Khairallah
Publié
juin 4, 2026 - 03:59

Lequel des deux Donald Trump faut-il croire, celui qui connaît, au fond de lui-même, ce que représente l'Iran sous le régime instauré en 1979, ou celui qui semble s'être laissé gagner par les illusions de Barack Obama, convaincu que Téhéran détenait les clés de toutes les crises régionales et que son dossier nucléaire les résumait toutes à lui seul? Obama était allé jusqu'à s'imaginer que l'islam chiite radical, incarné par les Gardiens de la Révolution et leurs relais dans la région, se distinguait fondamentalement de l'islam sunnite radical, représenté par Al-Qaïda, Daech et, avant comme après eux, les Frères musulmans. Il n'avait pas compris que le fanatisme religieux, sous quelque forme qu'il se manifeste, chrétienne, islamique, juive ou hindoue, ne constitue jamais que des faces différentes d'une même monnaie.

Abd Rabbo Mansour… un pan de la tragédie yéménite
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Khairallah Khairallah
Publié
juin 3, 2026 - 00:57

La tragédie du Yémen tient, pour une part certes, à l'accession au pouvoir d'une personnalité du calibre d'Abd Rabbo Mansour Hadi à un moment donné de l'histoire, et aux erreurs que de tels hommes ont commises aussi bien avant qu'après l'unification. En cette période qui est la nôtre, il devient possible de parler d'un pays en éclats qui cherche une formule pour se recomposer, à supposer encore que cette recomposition soit possible pour un État d'une importance stratégique considérable dont l'Iran contrôle aujourd'hui une portion non négligeable. Abd Rabbo Mansour, que la mort a emporté il y a quelques jours, n'était en somme que l'expression d'un type de politique venu des rouages militaires avec une culture si insuffisante qu'elle ne le qualifiait nullement pour gouverner un pays aussi singulièrement complexe que le Yémen. Il était parvenu à la présidence après avoir passé quatorze ans dans l'ombre d'Ali Abdallah Saleh, en qualité de vice-président, ce même Saleh que les Houthis devaient assassiner plus tard, une fois qu'il eut cessé d'être chef de l'État.

Pourquoi la confiance de la Jordanie en l’avenir?
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Khairallah Khairallah
Publié
mai 31, 2026 - 02:37

Le discours que le roi Abdallah II a adressé aux Jordaniens à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de l’indépendance n’était rien d’autre qu’une expression de confiance en l’avenir et en la capacité à faire face aux défis d’une région dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est livrée aux vents contraires. Ce qu’il y a de plus important dans tout cela, c’est que le souverain jordanien a dessiné le tableau de l’avenir auquel aspire la Jordanie en tant qu’État moderne : un pays qui ne possède que peu de richesses naturelles, mais a su développer sa propre richesse — celle de l’être humain.

La véritable «humiliation»…
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Khairallah Khairallah
Publié
mai 24, 2026 - 04:29

Le Liban assiste aujourd'hui à une farce qui s'est muée, dans les faits, en tragédie. Au cœur de cette farce: l'obstination d'une faction libanaise organiquement liée à la «République islamique» d'Iran à présenter la négociation avec Israël comme une «humiliation», alors que la véritable humiliation réside dans tout ce qui peut être fait pour consacrer l'occupation israélienne et la servir. Tout ce que les autorités légitimes au Liban — représentées par le président de la République Joseph Aoun et le président du Conseil des ministres Nawaf Salam — ont voulu signifier, c'est que l'«humiliation» des négociations relève en réalité de l'honneur et du patriotisme, tandis que l'«humiliation» de l'occupation n'est rien d'autre qu'un service rendu à Israël, au bénéfice exclusif de son entreprise d'occupation.

La Jordanie, quatre-vingts ans après l'indépendance
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Khairallah Khairallah
Publié
mai 21, 2026 - 14:55

Ce n'est nullement un hasard si le Royaume hachémite de Jordanie, qui célèbre ce vingt-cinq mai le quatre-vingtième anniversaire de son indépendance, est devenu l'une des pierres angulaires de la sécurité arabe, ou de ce qu'il en reste. Toutes les théories qui avaient sous-estimé la Jordanie ont fini aux poubelles de l'histoire, car il s'est avéré que ce pays n'a jamais perdu son rôle sur la scène régionale. La Jordanie a tenu bon en dépit de toutes les secousses internes et des tempêtes qu'elle a traversées, et en dépit des bouleversements profonds qu'a connus la région. En 1921, l'année même où fut proclamé l'émirat de Transjordanie, une conférence réunit au Caire les figures de proue de la politique britannique sous la présidence de Winston Churchill. Lawrence d'Arabie y assistait, aux côtés de la plupart des experts britanniques des affaires arabes, irakiennes et régionales, la Palestine au premier chef. Au premier rang de ces personnalités se trouvait Lady Gertrude Bell, considérée alors comme la figure britannique la plus influente en Irak et dotée du plus grand ascendant sur ce pays. C'est elle qui dressa la carte actuelle de l'Irak et joua un rôle déterminant dans l'installation des Hachémites à Bagdad et le couronnement de Fayçal ibn Hussein.

Liban: reconnaître le prix de la défaite…
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Khairallah Khairallah
Publié
mai 16, 2026 - 18:08

Dans un monde où seuls les intérêts propres ont droit de cité, que peut faire un pays comme le Liban lorsqu'une faction intérieure travaille directement au service de l'Iran et mène une guerre contre l'État libanais et ses institutions ? Le Liban ne peut rien faire tant qu'il n'existe pas de consensus national sur la manière de conduire les négociations directes avec Israël à Washington. Plus important encore, il ne peut rien faire sans reconnaître qu'un prix lui incombe s'il veut se débarrasser de l'occupation israélienne que le Hezbollah, et derrière lui la République islamique d'Iran, a provoquée.

Retour algérien à de mauvais paris
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Khairallah Khairallah
Publié
mai 11, 2026 - 11:16

La condamnation par la mission américaine auprès des Nations Unies de l’attaque menée par le Front Polisario contre la ville de Smara, dans le Sahara marocain, n’est pas un événement anodin. La mission américaine a estimé que de tels actes menacent la stabilité régionale et sapent les progrès accomplis sur la voie de la paix. Il n’est guère moins significatif qu’elle ait insisté sur le fait que le moment est venu de mettre fin à ce conflit qui s’étire depuis près de cinquante ans, en rappelant que la résolution 2797 du Conseil de sécurité considère la proposition d’autonomie présentée par le Maroc comme le cadre traçant la voie vers la paix au Sahara.

Le prix inéluctable des erreurs libanaises
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Khairallah Khairallah
Publié
mai 7, 2026 - 15:39

Un fil épais relie entre elles toutes les erreurs libanaises dont le prix sera inévitablement payé en 2026 — ces erreurs qui ont conduit, au bout du compte, au retour de l’occupation israélienne. Ce que nous vivons aujourd’hui est la conséquence naturelle d’une accumulation qui a commencé avant même l’accord du Caire, en novembre 1969, ce pacte funeste conclu entre le Liban et l’Organisation de libération de la Palestine. L’accord a consacré l’effondrement de l’État libanais en le conduisant à abdiquer sa souveraineté sur une portion de son territoire. Celui qui abandonne une partie de sa terre abandonne, dans les faits, la souveraineté sur l’ensemble de celle-ci. Aucun homme politique libanais ne s’est exprimé, à l’époque, sur cette catastrophe que représentait l’accord du Caire, à l’exception du Amid Raymond Eddé, qui en avait perçu le danger et en avait mesuré la portée.

La fixation iranienne sur Nabih Berry
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Khairallah Khairallah
Publié
mai 1, 2026 - 11:30

Il est frappant de constater avec quelle insistance la «République islamique» s’obstine à prétendre négocier au nom du Liban et à s’attribuer le mérite du cessez-le-feu dans ce pays. C’est ce qu’atteste la déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi qui, s’adressant au président Nabih Berry par téléphone, lui a communiqué que «là cessation des agressions israéliennes contre le Liban est couverte par notre accord avec les Américains». Ce n’est pas un hasard si c’est à Berry qu’Araghchi a choisi de téléphoner, comme pour signifier que le président du Parlement est désormais le dernier refuge de l’Iran au Liban.

Une image libanaise qui résume l'impudence iranienne
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Khairallah Khairallah
Publié
avr. 24, 2026 - 04:29

En toile de fond : plus d'un million de déplacés et les décombres de plus de cinquante-cinq villages et localités du Liban-Sud. C'est dans ce contexte que la « République islamique » a célébré à Beyrouth, capitale du Liban, la cérémonie du quarantième jour de deuil du « Guide » iranien Ali Khamenei, assassiné par l'Amérique et Israël le 28 février dernier. La mise en scène de cette commémoration témoigne d'une impudence sans égale, d'autant que l'ambassadeur iranien Mohammad Reza Shibani, que le gouvernement libanais avait déclaré persona non grata, occupait la première rangée, lui qui n'a jamais, à aucun moment, présenté ses lettres de créance. Sa présence persistante à Beyrouth n'est rien d'autre qu'une manifestation supplémentaire du mépris iranien à l'égard du Liban et des Libanais, un mépris qui est, dans son essence, de nature persane, adossé à un sentiment de supériorité vis-à-vis de tout ce qui est arabe dans la région.