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Khairallah Khairallah

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Quand Joseph Aoun sort le Liban du jeu iranien
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Khairallah Khairallah
Publié
avr. 19, 2026 - 03:27

Dans le discours audacieux que le président de la République Joseph Aoun a adressé aux Libanais le 17 avril 2026, le point le plus important porte sur la conclusion d'«accords permanents» avec Israël à la faveur d'un cessez-le-feu. Le chef de l'État a en effet délibérément affirmé la sortie complète du Liban du jeu iranien en passant sous silence tout rôle de la « République islamique » dans l'obtention de ce cessez-le-feu. Il a en revanche souligné le rôle de l'«ami», le président Donald Trump, et du groupe arabe, «en tête duquel le Royaume d'Arabie saoudite». Cela n’a pas été sans attirer la colère de l'Iran et du Hezbollah sur un président de la République qui s'emploie à mettre fin à l'occupation et à permettre le retour des déplacés dans leurs villages.

Le Liban rompt l'unité des trajectoires avec l'Iran
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Khairallah Khairallah
Publié
avr. 11, 2026 - 18:21

L'annonce de l'ouverture de négociations libano-israéliennes, sous présence américaine, à Washington, ne constitue qu'une première étape sur une longue route qui préparera la séparation entre les trajectoires iranienne et libanaise. Elle devrait également ouvrir la voie, du moins en théorie, à un traité de paix entre le Liban et Israël, à l'instar du traité égypto-israélien de 1979 et de l'accord de paix jordano-israélien de 1984. Ce qui se joue désormais, c'est la capacité du Liban à recouvrer son indépendance de décision et à dissocier celle-ci de la décision iranienne, comme il avait su jadis rompre l'unité de trajectoire avec la Syrie sous les règnes successifs de Hafez el-Assad puis de Bachar el-Assad. L'un comme l'autre avaient brandi le slogan de l'«unité des volets et des destins» avec le Liban, exploitant ce levier dans tout marchandage avec Washington et dans le maintien de cet état de ni-guerre ni-paix qui caractérise depuis si longtemps le Proche-Orient.

La capitulation libanaise est le patriotisme…
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Khairallah Khairallah
Publié
avr. 6, 2026 - 00:33

Le Liban se trouve désormais abandonné à son sort, en l’absence d’une position unifiée des hauts responsables de l’État, à savoir le président de la République, le président du Parlement et le président du Conseil des ministres, face à la nécessité de trouver une issue d’une part, et face à la volonté israélienne d’établir une zone tampon dans le sud d’autre part. La menace israélienne ne se limite pourtant pas à l’instauration de cette zone tampon ; il apparaît clairement que l’État hébreu s’acharne à détruire des villages libanais tout le long de ce qui est considéré comme la frontière entre les deux pays, des lignes qui n’ont jamais été officiellement délimitées.

L'ambassadeur d'Iran... auprès du «binôme chiite»!
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Khairallah Khairallah
Publié
mars 28, 2026 - 16:33

Que l'ambassadeur iranien désigné au Liban, Mohammad Reza Sheibani, reste en poste ou qu'il parte, là ne réside pas l'essentiel. L'essentiel tient à la portée symbolique de la position du ministère libanais des Affaires étrangères, qui a déclaré l'ambassadeur persona non grata, et de la réaction qu'a opposée le « binôme chiite ». Au-delà des considérations nationales qui imposent au Liban une posture courageuse face à un État qui s'ingère sans relâche dans ses affaires intérieures et le traite en simple colonie vassale, la prise de position officielle libanaise témoigne de la profondeur du changement survenu dans le pays lui-même, dans la région et bien au-delà. Une profondeur qui échappe encore à la pensée iranienne et à celle de la milice confessionnelle libanaise qui lui est inféodée, le Hezbollah. Il convient de ne jamais perdre de vue que le Hezbollah ne constitue rien d'autre qu'une brigade des Gardiens de la Révolution iraniens, dont les membres sont en grande majorité de nationalité libanaise.

Seuls les chiites peuvent sauver les chiites
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Khairallah Khairallah
Publié
mars 19, 2026 - 18:23

Parmi les commentaires les plus savoureux entendus récemment, celui d'un porte-voix de ladite «Résistance» apparu sur l'une des chaînes satellitaires libanaises, affirmant que le «Hezbollah défend sa terre» face à Israël. Il est difficile de trouver falsification des faits plus éhontée que celle-là, orchestrée par un personnage sunnite qui fait depuis plusieurs années office de vitrine pour le parti, en échange de rétributions qu'il perçoit régulièrement. Il n’y a pas un mot de vrai dans ce que profère ce «résistant sunnite», qui confond la défense d'une terre — laquelle n'est pas celle du Hezbollah — avec le travail de consolidation de l'occupation israélienne. La réalité est simple: le parti a rouvert le front du Liban-Sud, une fois de plus, sur instructions directes de l'Iran, instructions qui n'ont rien à voir, ni de près ni de loin, avec les intérêts du Liban et des Libanais.

Les Pasdaran n’ont pas perdu leur temps au Liban...
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Khairallah Khairallah
Publié
mars 13, 2026 - 07:20

Le nombre considérable de roquettes récemment tirées depuis le territoire libanais en direction d’Israël est lourd de significations. La première et la plus frappante : contrairement à l’autorité libanaise, le Corps des gardiens de la révolution iranienne n’a pas perdu son temps depuis l’accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, le 23 novembre 2024, sous le gouvernement de Najib Mikati. Le président de la Chambre, Nabih Berry, avait joué un rôle central dans la conclusion de cet accord, qui reflétait le besoin du Hezbollah, à ce moment-là, de mettre fin aux combats à n’importe quel prix.

Les Gardiens font main basse sur l'Iran
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Khairallah Khairallah
Publié
mars 10, 2026 - 12:15

En imposant Mojtaba Khamenei comme Guide en succession à son père, les Gardiens de la Révolution ont mis un terme à un régime dont la pierre angulaire était précisément le refus de la succession dynastique. La première directive émise par Mojtaba au lendemain de l'annonce de son accession au poste de Guide — cette autorité suprême et absolue de la «République islamique» — suffit à s'en convaincre. Cette directive, qui trahit en toutes lettres la volonté d'escalade des Gardiens, est ainsi libellée : «Premièrement : nous accordons aux forces armées un mandat plein et entier pour choisir le moment, le lieu et les moyens appropriés afin de répondre à toute agression portant atteinte à notre sécurité nationale.

Quel type de Conseil de coopération après la guerre contre l'Iran?
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Khairallah Khairallah
Publié
mars 8, 2026 - 10:13

La position unifiée des membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) concernant les attaques iraniennes contre les six États membres laisse entrevoir une forme de renaissance pour ce bloc, du moins en apparence. Il faut reconnaître que le Conseil a connu de profondes turbulences internes depuis fin 2025, suite aux différends saoudo-émirati au Yémen, différends qui avaient déjà éclaté au grand jour au Soudan. Certains estiment que l'étincelle initiale se trouvait en Libye. Ces désaccords ont paralysé le Conseil, allant jusqu'à provoquer une crise interne sans précédent en 45 ans d'histoire de ce bloc régional.

Le Liban au défi de rompre avec la mentalité du suicide
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Khairallah Khairallah
Publié
mars 3, 2026 - 09:40

Le moins que l'on puisse dire sur l'entraînement du Liban dans la guerre qui vise la «République islamique» d'Iran, c'est qu'il s'agit d'un crime envers le pays et envers les habitants du Sud en particulier. Il semble que l'on cherche à en finir avec le Liban au moment même où les États-Unis ont décidé, en coordination avec Israël, de se débarrasser du régime iranien. À quoi sert-il de lier le destin du Liban à celui d'un régime en Iran qui veut se suicider? Que faire lorsque l'occupation israélienne continue d'étendre son emprise dans le Sud et que le nombre de déplacés ne cesse d'augmenter, y compris dans certaines régions de la Békaa? L'Iran exige-t-il, en réalité, de plonger le Liban dans une crise intérieure dont il ne pourra jamais sortir, en transformant le Sud du pays en une autre Gaza?

Tous les éléments de la défaite iranienne… réunis !
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Khairallah Khairallah
Publié
févr. 27, 2026 - 20:15

Si les choses étaient normales entre l'Amérique et Israël d'un côté, et la République islamique d'Iran de l'autre, il n'aurait pas fallu tout ce temps ni tous ces tiraillements pour parvenir à un accord entre les trois parties, qui ne sont en réalité que deux. Car il est impossible, en dernière analyse, de dissocier l'Amérique d'Israël sur les questions fondamentales — c'est-à-dire sur l'ensemble des exigences formulées à l'égard de l'Iran : son dossier nucléaire, ses missiles balistiques et leurs plateformes de lancement, ou encore les bras armés que contrôle la Garde révolutionnaire au-delà des frontières iraniennes.