
Que répondre à Israël Katz, le ministre israélien de la Défense, quand il défie le Liban et affirme que «bientôt le feu dévorera ses cèdres»? Que répondre à Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances, qui raille le Liban et affirme que son fils lui demande «de lui laisser quelque chose à détruire»? Les responsables israéliens devraient mieux contrôler leur langue. Les mots entraînent des conséquences. Israël Katz cite le Livre de Zacharie : «Ouvre tes portes Liban, et que le feu dévore tes cèdres (...). Gémissez, chênes du Bashân, car elle est tombée la forêt inaccessible, on entend les gémissements des pasteurs, ils sont ruinés leurs splendides pâturages. On entend le rugissement des lionceaux, elle est ruinée la luxuriance du Jourdain» (Za 11:1-3,). Dans ce passage, menacer les cèdres, c’est menacer symboliquement tout un pays et son patrimoine culturel et historique. C’est un peu vite dit pour une nation de si long héritage comme le Liban.








