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Par Maxime Pluvinet - Publié janv. 6, 2026 - 11:07
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Bienvenue sur Tonnerre sous les Tropiques, une série de Levant Time en cinq courts épisodes pour comprendre avec vous les différentes raisons de l'interventionnisme actuel des États-Unis dans les Caraïbes. Cette série a été achevée 48 heures avant l’attaque américaine au Venezuela. ÉPISODE 2 — Le Venezuela : un “narco-État” ? Marco Rubio, Secrétaire d'État des États-Unis, Quito, Équateur, 5 septembre 2025 : "Nicolás Maduro est un narcotrafiquant accusé aux États-Unis et fugitif de la justice américaine." Cette accusation, martelée par Washington depuis plusieurs années, est actuellement la principale justification de Donald Trump pour les opérations menées en mer des Caraïbes. Le président vénézuélien Nicolás Maduro est d'ailleurs sous sanctions de Washington, accusé notamment d'être à la tête d'une organisation récemment classée terroriste par les États-Unis : le Cartel de Los Soles. Un nom qui pourrait évoquer la même réalité que d'autres organisations dans l'imaginaire collectif comme le Cartel de Medellín dirigé par Pablo Escobar dans les années 1980-1990 en Colombie, ou le Cartel de Sinaloa et le Cartel Jalisco Nueva Generación au Mexique. Pourtant, le caractère structuré et hiérarchique du Cartel de Los Soles n'a jamais été prouvé. Il s'agit surtout d'une expression journalistique née au début des années 1990, pour désigner le système de corruption et de clientélisme endémique au Venezuela, qui s'est renforcé sous la République bolivarienne à partir de 1999. Pour rappel, le Venezuela est dirigé depuis 1999 par un gouvernement issu du mouvement chaviste fondé par Hugo Chávez, qui se réclame du socialisme et qui a nationalisé certains secteurs clés comme celui du pétrole. Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolás Maduro en 2013, le régime maintient cette ligne idéologique tout en faisant face à une grave crise économique, politique et sociale, accentuée par les sanctions internationales et les tensions internes. Mais revenons aux accusations de narcotrafic contre le Vénézuela, qualifié de narco-État par les États-Unis: Depuis septembre 2025, les États-Unis ont mené une campagne militaire dans les Caraïbes et le Pacifique visant des embarcations qualifiées de « narco-lanchas », avec au moins 30 bateaux attaqués et plus de 100 personnes tuées, incluant au moins un cas de double frappe pour tuer les survivants. Washington affirme qu’il s’agit de navires liés au trafic de drogue, mais aucune preuve publique n’a été fournie pour confirmer ces accusations : ni coordonnées de géolocalisation ni listes de noms de personnes tuées. Des experts en droit international et certains représentants américains dénoncent ces opérations comme des exécutions extrajudiciaires potentielles, pointant le manque de transparence et la possible violation du droit international, tandis que certains gouvernements alliés ont exprimé leur inquiétude face à l’absence de preuves concrètes. La désignation du Venezuela comme narco-État est en elle même problématique : les données internationales nuancent fortement ce récit. Selon le Rapport mondial sur les drogues de l’ONU, le Venezuela ne figure pas comme un producteur significatif de cocaïne à l’échelle mondiale, contrairement à la Colombie, qui concentre la majorité de la production et du trafic mondial. L’accusation de « narco-État » repose surtout sur des allégations d’utilisation du territoire vénézuélien comme route de transit, mais ce corridor représenterait moins de 5 % des flux totaux de cocaïne vers les États-Unis, selon les mêmes sources onusiennes. Des analystes indépendants soulignent que la majorité des cargaisons destinées aux États-Unis traversent d’abord la Colombie, puis le Mexique, et que c'est surtout la route pacifique est plus empruntée, ce que les rapports internationaux confirment depuis des années.
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Par LevantTime . - Publié déc. 22, 2025 - 19:48
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L’opération militaire américaine contre le groupe jihadiste Daech (Etat islamique ou EI) lancée dans la nuit de vendredi à samedi derniers fait suite à l'attaque perpétrée le samedi 13 décembre par l’organisation terroriste contre les forces américaines et alliées en Syrie. Cette attaque a été menée par un membre des forces de sécurité syriennes, mettant dans l'embarras le pouvoir à Damas, qui tente de se rapprocher des Etats-Unis. Alors que "plus de 70 cibles" ont été visées sur l'ensemble du pays, le président américain Donald Trump a parlé de "très lourdes représailles". Le chef du Pentagone Pete Hegseth a fait savoir sur X qu’il s'agit d'une "réponse directe" et d'une "déclaration de vengeance" après l'attaque qui a coûté samedi la vie à deux militaires américains et un traducteur en Syrie. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué qu'au moins cinq membres de l'EI avaient été tués dans les frappes dans la province de Deir Ezzor. Parmi eux figure "le chef d'une cellule" de l'EI chargée des drones, a ajouté cette ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie. Un membre des forces de sécurité syriennes serait impliqué dans l'attaque de Daech contre les soldats américains, mettant ainsi dans l'embarras le président Ahmad al-Chareh, qui tente de se rapprocher des Etats-Unis et s'est joint récemment à la coalition internationale antijihadiste dirigée par Washington. Après avoir dissous les organes militaires et sécuritaires de Bachar al-Assad qu'il a renversé il y a un an, le président par intérim Ahmad al-Chareh a intégré au sein de la nouvelle armée les groupes islamistes qui lui étaient alliés, dont des jihadistes étrangers. C'est la première fois qu'une telle attaque est rapportée en Syrie depuis sa prise de pouvoir. Plus tôt, le porte-parole du ministère syrien de l'Intérieur avait affirmé que les forces de la coalition internationale, dirigées par Washington, n'avaient pas tenu compte des avertissements de Damas concernant un risque d'infiltration de Daech. "Il y avait des avertissements préalables de la part du commandement de la sécurité intérieure à destination des forces partenaires" dans la région de Palmyre, a déclaré à la télévision d'Etat le porte-parole, Anwar al-Baba. Un responsable militaire syrien qui a requis l'anonymat a indiqué que les tirs avaient éclaté alors que des officiers syriens et américains étaient réunis dans une permanence de la sécurité syrienne à Palmyre. Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a déclaré depuis son QG à Tampa en Floride avoir lancé l'opération baptisée « Hawkeye » (Œil de faucon) sur ordre du commandant en chef. « Les forces du Centcom ont frappé plus de 70 cibles dans plusieurs localités du centre de la Syrie à l'aide d'avions de chasse, d'hélicoptères d'attaque et d'artillerie. » a déclaré le communiqué du commandement. « Les forces armées jordaniennes ont également apporté leur soutien avec des avions de chasse. L'opération a utilisé plus de 100 munitions de précision ciblant des infrastructures et des sites d'armement connus de Daech », ajoute le communiqué. Participation jordanienne « Cette opération est cruciale pour empêcher Daech d'inspirer des complots et des attaques terroristes contre le territoire américain », a déclaré l'amiral Brad Cooper, commandant du Centcom. « Nous continuerons de traquer sans relâche les terroristes qui cherchent à nuire aux Américains et à nos partenaires dans toute la région. » « Après l'attaque du 13 décembre contre des militaires américains et syriens, les forces américaines et leurs partenaires ont mené 10 opérations en Syrie et en Irak, ce qui a permis de neutraliser ou de capturer 23 terroristes », poursuit le communiqué. Les frappes ont visé des cellules de l'EI dans les régions de Homs, Raqa et Deir Ezzor, d'après une source sécuritaire syrienne. La Jordanie voisine a dit avoir apporté son soutien à cette opération visant à "empêcher les organisations extrémistes d'exploiter" le sud de la Syrie pour lancer des attentats "menaçant la sécurité de ses voisins et de la région". L'armée jordanienne s'est inquiétée de "la reconstruction des forces" de l'EI. Israël, qui partage aussi une frontière avec la Syrie, a de son côté affirmé avoir "appréhendé" mercredi dans le sud de ce pays un "terroriste présumé affilié" à l'EI qui a été amené en Israël. Près de 80 opérations « Depuis juillet, les forces américaines et leurs partenaires en Syrie ont mené près de 80 opérations pour éliminer des terroristes, notamment des éléments de Daech, qui représentaient une menace directe pour les États-Unis et leurs intérêts à l'étranger », ajoute le communiqué du Centcom. « Au cours de l'année écoulée, Daech a organisé au moins 11 complots ou attentats contre des cibles aux États-Unis. En réponse, les opérations du Centcom ont permis l'arrestation de 119 terroristes et la mort de 14 d'entre eux au cours des six derniers mois, perturbant ainsi les efforts de Daech pour se reconstituer et inspirer des attaques terroristes à l'échelle mondiale », poursuit la déclaration. « Le mois dernier, des militaires américains de la Force opérationnelle interarmées combinée – Opération Inherent Resolve ont collaboré avec le ministère syrien de l'Intérieur pour localiser et détruire plus de 15 sites abritant des caches d'armes de Daech dans le sud de la Syrie. L'opération conjointe a permis de détruire plus de 130 mortiers et roquettes, de nombreux fusils, mitrailleuses, mines antichars et du matériel servant à la fabrication d'engins explosifs improvisés. « Nous avons désormais mené plusieurs campagnes de collaboration avec le gouvernement syrien pour contrer des menaces spécifiques de Daech », a déclaré l'amiral Cooper. « Ce sont là des progrès concrets en matière de sécurité que nous pouvons réaliser sur le terrain grâce à une étroite coopération avec les forces gouvernementales syriennes. » Quid du contingent américain en Syrie ? « Le déploiement de nos forces pour éliminer ces individus renforce la sécurité des États-Unis et de la région », a déclaré Cooper. « Nous continuerons de travailler en étroite collaboration avec nos partenaires syriens pour traquer les réseaux de l'EI et empêcher sa résurgence. » Pendant la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par des manifestations prodémocratie, l'EI avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d'être défait par la coalition internationale en 2019. Malgré sa défaite, ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques. Le retour au pouvoir de Donald Trump, sceptique de manière générale sur les déploiements de soldats américains à l'étranger, pose la question du maintien de cette présence militaire. Le Pentagone avait annoncé en avril que les Etats-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, dont l'effectif total actuel n'est pas officiellement connu. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé au Royaume-Uni mais qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays, la visite de la délégation américaine à Palmyre "s'inscrit dans le cadre d'une stratégie des Etats-Unis visant à élargir leur présence en Syrie", et notamment dans les zones désertiques. Présents en Syrie depuis plusieurs années, les Américains ont créé en 2016 une base à Al-Tanf dans le sud du pays, à l'intersection des frontières de la Syrie, de la Jordanie et de l'Irak. Ils sont également présents dans les provinces de Hassaké et de Raqqa, pour soutenir les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes de la "Rojava" (le Kurdistan syrien). Ils combattent des milices pro-iraniennes basées dans la région de Deir Ezzor. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes et soutenues par les États-Unis, tiennent une part de la rive orientale de l'Euphrate. Elles ont gagné ces territoires en combattant avec le soutien de la coalition emmenée par Washington contre Daech. En effet, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI chassé de ses fiefs en Syrie en 2019, après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la conquête de vastes territoires dans ce pays et dans l'Irak voisin. Daech a été officiellement déclaré "défait" en 2019 à Baghouz, à la frontière syro-irakienne. La coalition internationale dispose également des bases sur le champ pétrolier d'Al-Omar, le plus grand de Syrie, ainsi que sur le champ gazier de Conoco.
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Habemus: le Pérou, au coeur de la vie de Léon XIV

Reportage à Chiclayo de Maxime Pluvinet
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Par Maxime Pluvinet - Publié déc. 7, 2025 - 14:10
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Le pays du Cèdre est le théâtre de la première visite papale depuis celle de Benoît XVI en 2012. Mais derrière la figure du Souverain Pontife qui arrive ce dimanche en visite officielle au Liban, ce sont près de quatre décennies passées au Pérou qui auront constitué l’espace de mission de Mgr Robert Francis Prevost, qui deviendra Léon XIV. La petite statue de Martin de Porras se tient à la droite de l'autel, dans la paroisse de Vianney, aux abords de la ville péruvienne de Chiclayo. La représentation de ce saint du XVIe siècle, né d'une mère esclave, résonne pour Lisbeth, professeure et réfugiée vénézuélienne. C'est au cœur de cet édifice qu'elle vit Mgr Robert Prevost, désormais pape Léon XIV, célébrer la Journée Internationale des Migrants et incarner la doctrine sociale de l'Église. Lisbeth nous mentionne d'autres figures vénérées en son pays, telles que la Vierge de Coromoto, patronne de la République bolivarienne. Son icône, elle l'a vue être à la tête d'un cortège auquel elle participa en souvenir de leur exode du Venezuela, où sévit depuis 2017 une grave crise politique et économique, sans compter l'embargo étasunien. Depuis la métropole péruvienne de 600 000 habitants qu'est, Lisbeth est désormais membre de l'Unité de Mobilité Humaine et contre le Trafic d’êtres humains. Une branche de Caritas Chiclayo, antenne de l'organisation humanitaire de l'Église catholique, dont la fondation doit beaucoup à celui qui est désormais son chef. « Cela a été rendu possible grâce à l’action de celui qui était alors Monseigneur Robert Prevost », confirme Lisbeth, qui se rappelle d'un homme accessible et à l'écoute des besoins des migrants de Chiclayo, comme d'autres. Elle se rappelle de « sa grande préoccupation au sujet de l’importante migration vénézuélienne ici à Chiclayo ». Non seulement la crise vénézuélienne fut un baptême « de feu » pour Mgr Robert Prevost, mais d'autres crises aux impacts sociaux majeurs devaient confirmer qu'il se trouvait toujours en première ligne, affichant des qualités essentielles, telles que la proximité, l'accessibilité et l’écoute. « J'ai une image en tête que vous pouvez retrouver sur les réseaux sociaux », se remémore Antonieta Pacheco Jara, coordinatrice de la pastorale de l’écologie intégrale de Caritas. « C’était lors du cyclone Yaku, lorsqu’il se rendit dans les villages en bottes, souligne-t-elle. Il s’approchait des gens et il écoutait. Cela était essentiel pour n’importe quel travail d’inclusion, d’évangélisation, de synodalité : il écoutait. Il n’était pas seulement une autorité religieuse qui commandait parce qu’il le pouvait, assis confortablement. Non, il se rendait sur le terrain et écoutait. » Église, peuple de Dieu Lorsque Robert Francis Prevost fut nommé évêque de Chiclayo, au nord du Pérou, en 2015, cela faisait déjà trente ans (non successifs) qu'il connaissait le pays. Là-bas, depuis 1985, il gravit les échelons, de missionnaire jusqu’à prieur de l'Ordre mendiant des Augustins, qui eut sa part dans la « conquête spirituelle » des Amériques depuis les débuts de la colonisation européenne. En tant qu'évêque, Monseigneur Robert Prevost fut un homme d'action, aux dires de ses collaborateurs, inscrit dans la droite lignée de la doctrine prônée par le pape François « d'Église, peuple de Dieu ». Opposé au cléricalisme et partisan de la synodalité, il confie aux laïcs les tâches les plus ardues, aux côtés des religieux. Il était très actif dans les actions pastorales qui s'alignaient avec la doctrine sociale de l'Église. Et pas seulement dans les discours ou les homélies. Il était, comme le rappelle Augusto Reque de Caritas Chiclayo, un « pasteur qui avait l'odeur de ses brebis », en référence à une phrase citée par Monseigneur Robert Prevost lors d'une de ses homélies. Augusto, responsable de l'unité de Mobilité Humaine de Caritas, se souvient, avec sa collègue Yolanda Díaz, de l'une des premières interactions avec Monseigneur Prevost. Un fait notable, révélateur de l'alignement de celui qui choisit pour nom de Souverain celui de l'un des pionniers de la doctrine sociale contemporaine du Vatican. Ce premier contact est intervenu lors de la messe célébrée par l'évêque, à leur invitation, pour la commémoration de l'assassinat de Mgr Oscar Romero, archevêque salvadorien sanctifié par le pape François, assassiné en 1980 par des militaires alors qu'il s'opposait à la violence de la répression étatique dans son pays en pleine guerre civile. Un homme d'action L’autre épisode révélateur de l'approche sociale active de Mgr Prevost – mentionné en filigrane lors de nos interviews à Chiclayo – est le rôle joué par l'actuel pape face au scandale du Sodalitium, une organisation ultra-conservatrice accusée d'abus sexuels, physiques et psychologiques contre plusieurs dizaines de personnes entre 1971 et les années 2000. Le livre Mitad monjes, mitad soldados compile les témoignages d’anciens sodalites et relance l’attention sur les plaintes ignorées pendant des années. Dès la publication de l’enquête, Mgr Prevost se montre un allié des victimes, mettant en place des mesures de prévention dans son diocèse et soutenant la démission forcée du cardinal Cipriani à la suite de l’intervention du pape François. Promu en 2023 à Rome comme préfet du Dicastère pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, Prevost a joué un rôle central dans l’enquête sur le Sodalitium. Le rapport du Vatican confirme 98 victimes, dont 37 d’abus sexuels, et met en évidence la complicité de certains clercs. Mgr Prevost recommande la dissolution de l’organisation et la révocation de ses responsables, menant à l’expulsion de clercs compromis et à la fermeture définitive de toutes les entités fondées par Figari. Cette affaire illustre que Mgr Prevost s’inscrit dans la droite ligne du pape François et de la doctrine sociale de l’Église. En agissant avec transparence, en protégeant les victimes et en s’opposant à des structures de pouvoir corrompues au sein de l’Église, Mgr Prevost applique les principes de justice, de responsabilité et de défense des plus vulnérables, chers au Pontife argentin. Ces cas ne constituent qu'un échantillon de la vie de Robert Prevost au Pérou, celui de sa période en tant qu'évêque. En quatre décennies d'expérience ecclésiastique de terrain dans la nation andine, beaucoup de faits concordent pour affirmer que ce pays fut le laboratoire de sa mission qui le confirma dans la voie de la doctrine sociale. Mais c'est désormais au Pape Léon XIV, et non à Robert Francis Prevost, qu'il faut s'adresser au sujet de la question de la doctrine sociale de l’Eglise à la lumière de l’expérience péruvienne.
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