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Par Maxime Pluvinet - Publié janv. 24, 2026 - 19:44
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Bienvenue sur Tonnerre sous les Tropiques, une série de Levant Time en cinq courts épisodes pour comprendre avec vous les différentes raisons de l'interventionnisme actuel des États-Unis dans les Caraïbes. Cette série a été achevée 48 heures avant l’attaque américaine au Venezuela.
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Tonnerre sous les Tropiques : comprendre l'interventionnisme US en Mer des Caraïbes

ÉPISODE 5 — Colombie : le bras de fer avec Washington
Portrait de l'auteur
Par Maxime Pluvinet - Publié janv. 10, 2026 - 12:31
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Bienvenue sur Tonnerre sous les Tropiques, une série de Levant Time en cinq courts épisodes pour comprendre avec vous les différentes raisons de l'interventionnisme actuel des États-Unis dans les Caraïbes. Cette série a été achevée 48 heures avant l’attaque américaine au Venezuela.
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Par Maxime Pluvinet - Publié janv. 9, 2026 - 14:15
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Bogota, Colombie, de Maxime Pluvinet Dans la capitale colombienne, des rassemblements spontanés se sont organisés ces derniers jours, rassemblant des Vénézuéliens, réfugiés politiques pour la plupart d’entre eux. Soutiens de l’opposition pour la plupart, ils célèbrent la chute de l’ex-leader bolivarien Nicolás Maduro, capturé le 3 janvier par les États-Unis. Reportage. À Bogotá, la place de Lourdes s’est couverte le temps d’une heure des trois bandes horizontales jaune, bleue, et rouge, ornées de huit étoiles, qui caractérisent le drapeau du Venezuela. Quelques dizaines de membres de la diaspora se sont réunis dimanche pour célébrer la chute de l’ex-président chaviste Nicolás Maduro, capturé par les États-Unis lors d’une opération éclair en plein Caracas. “Nous sommes satisfaits” Malgré les victimes des frappes américaines, dont 32 soldats cubains, beaucoup d’entre eux soutiennent l’intervention de Donald Trump, la qualifiant de meilleure option à court terme. Pour Jaylin, vénézuélienne en Colombie depuis 2018, “c’est un honneur, une joie de pouvoir compter sur cette nouvelle Administration Trump, qui nous plaît.” Tout sourire, elle espère beaucoup de l’appui de Washington, “même si certains disent qu’ils voleront le pétrole, si cela nous bénéficie d’une certaine manière, nous sommes satisfaits.” La joie est partagée par Gaby Arellano, femme politique membre de l’opposition en exil. Pour elle, comme l’a déclaré dans un communiqué María Corina Machado, une des leaders de l’opposition vénézuélienne et ayant reçu récemment le Prix Nobel de la Paix, “l’heure de la liberté a sonné.” Heureuse de la chute de Nicolás Maduro, elle fustige le gouvernement chaviste en reprenant les accusations portées par l’administration de Donald Trump: “Ce système au pouvoir que nous affrontons est un système criminel, des mafias qui ont des connexions avec le Hezbollah, qui ne font pas seulement du mal aux Vénézuéliens, qui sont liés au narcotrafic mondial.” Pour Gaby, aucun doute: 2026 sera l’heure du retour au pays natal. “Si il y a la liberté pour les prisonniers politiques et la garantie de la Constitution, croyez-moi que tous les exilés politiques du monde entier arriveront, le temps que prend un avion pour arriver à Caracas.” “Le peuple, c’est nous tous” José Cova n’a pourtant pas la même certitude. S’il célèbre avec joie la chute de Maduro, il ne croit pas encore au retour dans l’immédiat du leader de l’opposition Edmundo Gonzalez Urrutia, dont le portrait est affiché partout par les manifestants aux côtés de celui de María Corina Machado. “Notre volonté est de les voir Urrutia et Machado rentrer bientôt exercer leur mandat obtenu grâce au vote populaire (lors des élections d’août 2024)… Toutefois, pour l’instant, il y a un processus de transition, nous ne savons pas combien de temps cela prendra… mais cela se passera, et doit se passer pour la paix et la justice.” Mais José est bien conscient d’une chose: le chavisme a ses soutiens, au pays. L’armée en particulier, cette institution sur laquelle Maduro et son prédécesseur Chávez avait tout misé pour leur sécurité. “Il y a aussi une question: quand on parle de peuple, on parle de tout le monde. Et dans le peuple il y a les forces armées. Pour le moment, le contrôle de l’armée appartient encore aux représentants du gouvernement actuel. Des personnes signalées par Nicolás Maduro lui-même, des personnes dont il s’est entouré pensant être ainsi protégé et cela n’a pas été le cas.” En attendant, l’Administration Trump ne semble pas miser à court terme sur l’arrivée de l’opposition au pouvoir, ayant même affirmé que María Corina Machado ne bénéficiait pas du soutien populaire au Venezuela. Par ailleurs, Delcy Rodríguez, figure centrale du chavisme et vice-présidente du régime vénézuélien depuis 2018, a été désignée présidente par intérim par les autorités chavistes. Une nomination toutefois sous tutelle: Donald Trump a publiquement menacé son administration, affirmant que les États-Unis exerçaient désormais une pression et un contrôle directs sur la situation politique au Venezuela. Et sans oublier de rappeler à Delcy Rodríguez que, en cas de non suivi des directives de Washington, un sort similaire ou pire que Maduro pour la frapper.
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Tonnerre sous les Tropiques : comprendre l'interventionnisme US en Mer des Caraïbes

ÉPISODE 4 — Doctrine Monroe 2.0, “corollaire Trump” et tournant conservateur
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Par Maxime Pluvinet - Publié janv. 8, 2026 - 16:58
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Bienvenue sur Tonnerre sous les Tropiques, une série de Levant Time en cinq courts épisodes pour comprendre avec vous les différentes raisons de l'interventionnisme actuel des États-Unis dans les Caraïbes. Cette série a été achevée 48 heures avant l’attaque américaine au Venezuela.
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Par Maxime Pluvinet - Publié janv. 7, 2026 - 01:56
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Bienvenue sur Tonnerre sous les Tropiques, une série de Levant Time en cinq courts épisodes pour comprendre avec vous les différentes raisons de l'interventionnisme actuel des États-Unis dans les Caraïbes. Cette série a été achevée 48 heures avant l’attaque américaine au Venezuela.
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Par Maxime Pluvinet - Publié janv. 6, 2026 - 11:12
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Bienvenue sur Tonnerre sous les Tropiques, une série de Levant Time en cinq courts épisodes pour comprendre avec vous les différentes raisons de l'interventionnisme actuel des États-Unis dans les Caraïbes. Cette série a été achevée 48 heures avant l’attaque américaine au Venezuela. ÉPISODE 1 — Opération Southern Spear Depuis quelques mois, la mer des Caraïbes est redevenue une zone de forte tension géopolitique. Le 14 août dernier, les États-Unis ont ordonné un déploiement militaire massif vers le Sud-Caribéen, mobilisant des unités de la U.S. Navy, des Marines et de l’aviation dans ce qui est décrit par certains analystes comme le plus important rassemblement de forces étasuniennes en Amérique latine depuis des décennies. Depuis le 13 novembre dernier, le secrétaire de Guerre américain Pete Hegseth a officiellement lancé l'opération actuelle baptisée Opération Southern Lance, (Lance du Sud). À la fin du mois de décembre, ce sont jusqu'à 15 000 effectifs qui sont déployés dans cette Opération Lance du Sud. Entre autres, on compte un groupe aéronaval autour du porte-avions USS Gerald R. Ford, le plus grand du monde, ainsi qu'un sous-marin nucléaire. D'ailleurs, petit détail, l'USS Ford était auparavant déployé en Méditerranée orientale, dû aux différents conflits au Levant depuis 2023. Officiellement, le président des États-Unis, Donald Trump, affirme que cette mobilisation répond à une priorité : combattre les cartels de drogue et les organisations qualifiées de “narco-terroristes” qui opèrent dans l’hémisphère occidental. Mais du côté de Caracas, le président Nicolás Maduro dénonce une tentative de changement de régime, ce que nie Washington. Ainsi, si la lutte antidrogue reste la justification affichée, le rassemblement de forces navales, aériennes et terrestres à proximité des côtes vénézuéliennes pose des questions sur les objectifs stratégiques réels, dans un contexte de pression croissante contre le gouvernement de Nicolás Maduro, que les États-Unis qualifient de régime illégitime. Une dernière donnée importante : l'offensive déclarée contre le narcotrafic par Donald Trump prétend attaquer les routes de la cocaïne, or si la consommation de cocaïne dans les pays dits du Nord global augmente, aux États-Unis c'est surtout la crise des opioïdes, en particulier le très puissant fentanyl, qui est à l'origine d'une crise sanitaire sans précédent dans le pays, qui a causé plusieurs dizaines de milliers de morts rien que l'année passée, et le fentanyl, synthétique, n'est pas produit dans les Caraïbes, il provient surtout de Chine.
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