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L'Essentiel du jour

Menaces et frappes US d’ampleur secouent l’Iran

L'AIEA révèle des activités nucléaires secrètes sous le régime Assad

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Par LevantTime .
Publié sept. 2, 2026 - 00:34

Les États-Unis ont déclenché mardi soir des frappes d’ampleur contre l’Iran pour la deuxième fois en quelques jours, le Centcom indiquant sur ce plan avoir « commencé des opérations contre des cibles relevant des Gardiens de la Révolution islamique ».

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Le président américain Donald Trump est même allé jusqu’à menacer d’une future attaque encore plus dévastatrice : « Si la nation en faillite qu’est l’Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Malgré la mise en garde américaine, Téhéran a annoncé à son tour une riposte « décisive », menaçant directement les intérêts américains: « Les bases et les intérêts américains dans la région sont pris pour cible par des missiles et des drones iraniens. »

Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian eut appelé à une relance de la diplomatie, aujourd’hui au point mort. Demandant aux États-Unis de respecter un compromis signé en juin et ayant presque aussitôt volé en éclats, il a déclaré : « Si les États-Unis reviennent à leurs engagements au titre du protocole d’accord (...), la République islamique d’Iran prendra immédiatement des mesures réciproques. »

Mais sur la chaîne Fox News, le président Trump a rapidement répliqué en relevant que « l’accord avec les Iraniens ne vaut même pas le prix du papier sur lequel il a été écrit », avant d’ajouter : « Nous leur avons donné de nombreuses chances. »

Le président iranien s’exprimait au cours d’un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), au Kirghizstan, en Asie centrale, auquel se sont également rendus les présidents russe Vladimir Poutine et chinois Xi Jinping, deux alliés majeurs de la République islamique que Washington soupçonne de violer l’embargo économique et militaire imposé à Téhéran.

L’AIEA révèle les activités nucléaires secrètes du régime Assad

Sur un autre registre, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a révélé hier, dans un rapport confidentiel, que les autorités syriennes sous Assad menaient des activités nucléaires non déclarées. Les infrastructures découvertes à Deir Ezzor, en Syrie, sont «conformes à celles d’un réacteur nucléaire», indique l’AIEA, qui souligne que ces activités menées sous le régime de Bachar al-Assad n’avaient jamais été déclarées.

Des inspecteurs de l’AIEA ont visité le mois dernier deux sites, l’un à Deir Ezzor et l’autre dans un second lieu lié à des matières nucléaires identifiées par le nouveau pouvoir syrien.

Outre le « réacteur nucléaire en construction », l’AIEA a recensé une usine de fabrication de combustible nucléaire destiné au réacteur, ainsi qu’un site de stockage et des déchets d’uranium.

Le 18 août, l’AIEA et les autorités syriennes avaient annoncé la découverte de « quelques tonnes de matières nucléaires » sur un site « non déclaré », présenté comme un « héritage de l’ancien régime » et signalé en juillet par les autorités de Damas.

Dans son rapport consulté mardi, l’AIEA indique avoir trouvé environ 73 tonnes d’uranium naturel, dont 55 tonnes sous forme de barres de combustible, le reste étant constitué de déchets.

Israël a reconnu en 2018 avoir bombardé le site onze ans plus tôt, affirmant avoir visé un réacteur nucléaire en construction.

En 2008, moins d’un an après la frappe, des responsables américains avaient accusé la Syrie d’avoir cherché à construire un réacteur nucléaire secret avec l’aide de la Corée du Nord, indiquant qu’Israël l’avait détruit lors du raid.

Des conseillers européens pour l’armée libanaise

Sur le plan local, l’Union européenne va lancer dans les prochains mois une mission de formation de l’armée libanaise, sans pour autant remplacer la mission actuelle des Nations unies, a indiqué mardi sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas.

« Les ministres ont discuté de nos projets pour une nouvelle mission de l’UE visant à conseiller et former les forces armées du pays, notamment en matière de sécurité des frontières et de sécurité maritime », a-t-elle déclaré à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense de l’UE à Wicklow, près de Dublin.

Israël sous la menace de sanctions britanniques

Notons par ailleurs que le Royaume-Uni a annoncé mardi qu’il prendrait, dans les prochaines semaines, des mesures face aux «effroyables» attaques de colons en Cisjordanie occupée, un sujet qui suscite une indignation croissante dans les pays européens. Israël a, de son côté, prévenu qu’il riposterait.

Parallèlement à la guerre menée à Gaza par Israël, en représailles à l’attaque sans précédent du Hamas du 7 octobre 2023, les violences commises par les colons se sont intensifiées au cours des trois dernières années.

Dénonçant des «actes de terrorisme de colons absolument effroyables», le nouveau chef de la diplomatie britannique, Ed Miliband, lui-même issu d’une famille juive, a promis de dévoiler sous peu «un ensemble complet de mesures».

Les violences commises par les colons israéliens en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par l’armée israélienne, ont suscité de vives critiques de la part des pays européens, mais aussi des États-Unis, allié indéfectible d’Israël.

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