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Micha Moussallem

Micha Moussallem

L’impressionnisme libanais: Moustafa Farroukh, peintre et intellectuel engagé (4/4)

Moustapha Farroukh est l’un des grands pionniers de la peinture moderne libanaise et a largement contribué à structurer la scène artistique nationale. Il est né en 1901 dans le quartier modeste de Basta à Beyrouth, au sein d’une famille sunnite, et est décédé en 1957. Jeune, il est encouragé et formé dans l’atelier du peintre moderniste Habib Srour. En 1927, il quitte Beyrouth pour Rome, où il étudie à la Regia Accademia di Belle Arti (San Luca) et obtient son diplôme la même année. Après Rome, il poursuit sa formation à Paris, notamment auprès de Paul Émile Chabas, alors président de la Société des artistes français. Il commence à exposer lors d’événements artistiques majeurs, notamment les salons d’art parisiens, la Biennale de Rome, puis à Venise, New York et Beyrouth.

L’impressionnisme libanais: César Gemayel, un pionnier entre deux mondes (3/4)
Par
Micha Moussallem
Publié
avr. 10, 2026 - 12:26

Figure institutionnelle et peintre majeur, César Gemayel s’impose comme l’un des piliers de la peinture moderne au Liban. Son parcours est marqué par le passage de l’académisme figé et rigide à une expression plus charnelle et orientale. Il a permis de passer d’un art purement religieux ou documentaire à un art de l’expression personnelle, transformant l’art libanais traditionnel en un langage moderne, nourri d’influences impressionnistes et parisiennes. L’homme César Gemayel est né le 9 février 1898 à Aïn el-Touffaha, un petit village du Mont-Liban près de Bikfaya (alors sous domination de l’Empire ottoman), dans une famille de notables.

L’impressionnisme libanais: Omar Onsi, maître de la lumière (2/4)
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Micha Moussallem
Publié
avr. 8, 2026 - 14:52

Comme nous l’avons vu dans notre précédent article, nos quatre pionniers de la peinture libanaise moderne, Khalil Saleeby, Omar Onsi, César Gemayel et Mustafa Farroukh, ont su insuffler une âme libanaise et orientale à l’impressionnisme occidental. Omar Onsi, figure phare de la peinture moderne libanaise, se distingue par sa maîtrise de la transparence et de la lumière. En privilégiant l’aquarelle dans ses peintures, il a réussi à illustrer la poésie des cimes et de la nature libanaise. Influencé par Monet, Onsi a banni le noir et a utilisé pour ses ombres des bleus et des mauves profonds. Peignant en plein air, sa maîtrise exceptionnelle de la lumière lui a valu le surnom de «maître de la lumière» du Liban.

L’impressionnisme libanais: de la grisaille parisienne à la lumière du Mont-Liban (1/4)

L’année 2026 marque le centenaire de la disparition de Claude Monet, l’un des pionniers de l’impressionnisme. C’est d’ailleurs l’une de ses toiles «Impression soleil levant» qui a donné son nom au mouvement impressionniste. Le mouvement naît en France dans les années 1870, porté par des artistes comme Claude Monet, Auguste Renoir ou Camille Pissarro… Rompant avec les règles rigides de l’Académie, les impressionnistes ne cherchent plus à peindre le «sujet» de manière parfaite. Ils essaient plutôt de capturer la lumière, l’instant furtif, l’impression que transmet le modèle. Ils défendent une vision spontanée et naturelle du monde sans filtre et sans hiérarchie avec une touche fragmentée, des traits de pinceau rapides et visibles et une utilisation intensive de la couleur où même les ombres sont colorées (bleutées ou violettes, mais pas noires…).

Le Musée d’Iran, reflet d’une histoire plusieurs fois millénaire (2/2)
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Micha Moussallem
Publié
févr. 19, 2026 - 12:45

Les musées en Iran contribuent activement à la consolidation de la stratégie politique et diplomatique du pays. Ils jouent aussi un rôle crucial dans la préservation et la mise en valeur des trésors de la civilisation perse. Le Musée national d’Iran est le principal musée archéologique et historique du pays. Il témoigne de la richesse du patrimoine persan et abrite des collections inestimables couvrant l’histoire iranienne du Paléolithique aux périodes mède, élamite, achéménide, parthe, sassanide, puis islamique. C’est d’ailleurs dans ce musée qu’est élaborée la narration officielle de ce qu’est «l’Iran»: un continuum qui va d’Élam et de l’Empire achéménide jusqu’à la République islamique, à travers plus de 300.000 objets qui constituent la trame même de l’histoire plusieurs fois millénaire du pays.

Les musées en Iran : un patrimoine en état de siège (1/2)
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Micha Moussallem
Publié
févr. 16, 2026 - 11:27

Depuis l’accroissement de la tension au niveau régional, les frappes qui ont visé l’Iran en 2025 et le dernier soulèvement populaire dans les villes iraniennes, les autorités ont multiplié les mesures d’urgence autour des musées. Il s’agissait de protéger un patrimoine inestimable face aux risques de bombardements, de sabotage ou même de pillage. Concrètement, cela s’est traduit par des fermetures prolongées, des horaires réduits, des visites encadrées au millimètre près et le transfert discret de certaines pièces majeures vers des réserves tenues secrètes. Ce réflexe de bunkerisation s’inscrit dans un climat de crispation et de crise plus profond et plus ancien, marqué depuis des décennies par un resserrement de l’espace culturel dans tout le pays.

La grande mosquée Cheikh Zayed, joyau architectural et symbole de tolérance
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Micha Moussallem
Publié
févr. 10, 2026 - 00:32

La grande mosquée cheikh Zayed d’Abou Dhabi est l’un des monuments les plus emblématiques des Émirats arabes unis. Un véritable chef-d’œuvre architectural qui accueille près de 7 millions de visiteurs par an, dont 82% d’étrangers. Le site s’impose comme une plateforme de dialogue interreligieux et de promotion des valeurs humaines universelles. L’histoire de cette mosquée remonte aux années 1980, lorsque le cheikh Zayed bin Sultan al-Nahyan, père fondateur des Émirats arabes unis, conçoit le projet d’édifier un lieu de culte destiné à symboliser la modération de l’islam. Sa vision était claire : ériger un édifice ayant pour vocation de promouvoir la tolérance et les échanges culturels entre les peuples et d’allier la diversité culturelle du monde islamique aux valeurs historiques et modernes de l’architecture et de l’art.

Le Louvre Abou Dhabi, un pont entre les civilisations (2/2)
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Micha Moussallem
Publié
févr. 2, 2026 - 12:59

Le Louvre Abou Dhabi s’inscrit au cœur d’une stratégie délibérée visant à faire de l’Émirat une plateforme culturelle internationale. Le musée incarne en effet la volonté d’Abou Dhabi de se positionner comme un pont entre les civilisations, afin de dépasser l’image d’une société émiratie « purement pétrolière » et d’affirmer une identité tournée vers la culture mondiale. C’est un musée d’art majeur, conçu comme un musée universel, qui met en avant les interactions de la créativité humaine au-delà des cultures, des civilisations, des religions, des époques et des préjugés. Disposition et scénographie

Le Louvre Abou Dhabi, au cœur de la «soft power» des Émirats Arabes Unis (1/2)

Le Louvre Abu Dhabi est un musée d’art universel situé sur l’île de Saadiyat, la bien nommée île du bonheur, qui a pour vocation de devenir le nouveau centre culturel des EAU. Avec ses expositions temporaires coorganisées avec de grands musées français et son discours « universel », le musée participe à la soft power des Emirats Arabes Unis et à la redéfinition de la place du monde arabe dans les circuits internationaux de l’art et du patrimoine. Les origines Le Louvre Abu Dhabi est le fruit d’un accord intergouvernemental entre la France et les Émirats Arabes Unis qui permet à ces derniers d’utiliser le nom du « Louvre » jusqu’en 2047.

Le pillage du Musée d’Irak : un grand désastre culturel
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Micha Moussallem
Publié
janv. 27, 2026 - 20:31

Le pillage, en 2003, du Musée national d’Irak a entraîné la perte d’objets inestimables, avec un effet domino qui s’est manifesté par le pillage massif des sites archéologiques irakiens dans l’ensemble du pays. Ce qui a alimenté le trafic international d’antiquités et fortement entravé la recherche scientifique dans ce domaine. Ce pillage est devenu un cas emblématique de la responsabilité politique des forces d’occupation en temps de guerre, de la structuration d’une économie axée sur le trafic d’antiquités au service du crime organisé et du terrorisme, parallèlement à une « diplomatie de la traque » et de la collaboration internationale afin de restituer les objets volés.