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Jawad Pakradouni

Jawad Pakradouni

Liban, Terre d’Asile
Par
Jawad Pakradouni
Publié
janv. 17, 2026 - 20:32

« Le Liban se distingue par la proximité unique entre la mer et la montagne. Les imposantes chaînes de montagnes du Liban s’étendent parallèlement au littoral de la mer Méditerranée, créant une diversité géographique saisissante qui réunit des plages magnifiques, des vallées verdoyantes et des montagnes couvertes de neige en hiver. » Introduction type que l’on retrouve dans tous les manuels de géographie libanaise qui décrit un pays unique en son genre, tout aussi captivant pour les autochtones que pour les touristes. Il ne faut donc pas s’étonner de l’afflux massif de ressortissants étrangers, notamment Syriens et Iraniens (lesquels, parait-il contribuent à une hausse soudaine du taux d’occupation de certains hôtels) : le Liban paie la rançon de son succès. Il est vrai que nous aurions préféré voir débarquer des Occidentaux ou des Arabes du Golfe Persique, mais malheureusement, nous ne choisissons pas nos touristes, et c’est bien le ministère concerné qui s’était fendu du slogan « Ahla Bhal Tallé » sans préciser les nationalités de la « tallé ».

Dansez sur les bûchers
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Jawad Pakradouni
Publié
janv. 7, 2026 - 11:28

« Et David dansait de toutes ses forces devant l’Éternel. » (2 Samuel 6:14) Danser n’est pas incompatible avec prier. D’ailleurs, le gospel est le parfait exemple que chanter et danser, même durant la messe liturgique, crée une atmosphère de communion et de célébration. « Célébrez l’Éternel avec la harpe, célébrez-le avec le luth à dix cordes! Chantez-lui un cantique nouveau! Faites retentir vos instruments et vos voix! » (Psaume 33.2-3) Il est un prêtre qui a compris qu’à notre époque, le meilleur moyen d’attirer les foules et surtout les jeunes, est d’utiliser la musique. Au moment de l’écriture du livre des Psaumes, le seul instrument bruyant était apparemment le luth à dix cordes; ce prêtre l’a remplacé par la musique électronique: il s’agit du Padre Guilherme, connu pour être le prêtre DJ.

Bonne année 2026 !
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Jawad Pakradouni
Publié
déc. 29, 2025 - 15:35

Chers compatriotes, Jeudi 1er janvier 2026 le Liban sera transfiguré! L’électricité fonctionnera 24h/24, sans générateur ou abonnement parallèle. Tous les malfaisants et corrompus seront jugés, du plus petit piaf au vieux corbeau aussi haut que soit son perchoir. L’État fonctionnera, du verbe fonctionner et non ponctionner. Un État où les services basiques de la République seront efficients et non inopérants. En parallèle, les télé-pilotes des MK seront au chômage technique, étant donné que le Hezbollah sera démilitarisé au nord, est et ouest du Litani. La question avec un grand Q est comment se fait-ce (quand bien même vous aurez le 1er janvier la tête dans la lettre ou le verbe)? Parce que tout simplement au Liban, chaque nouvelle année est une promesse de miracle, qui est nécessairement reportée à l’année suivante. Maintenant, réveillez-vous. Prenez deux paracétamols et respirez! Le jeudi 1er janvier 2026 n’est qu’une seconde de plus que le mercredi 31 décembre 2025.

Merci d’oublier
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Jawad Pakradouni
Publié
déc. 21, 2025 - 21:37

L’oubli est un mécanisme qui permet à beaucoup de surmonter les épreuves. Mais il est aussi le moyen, voire le but, auquel aspirent tous les malfaisants pour effacer leurs traces. Une population dotée d’une mémoire de poisson rouge est le fantasme de tous les pêcheurs: un Alzheimer collectif qui leur garantit une vie paisible, comme un long fleuve tranquille. Et le Liban en est l’exemple le plus frappant. Récemment, certains établissements financiers promettent, pour tout dépôt en espèces, de recouvrer les fonds avec un taux d’intérêt. Un terme que nous n’avions plus croisé depuis 2019 et qui, pour beaucoup, est pire que la pomme du jardin d’Eden: Adam et Ève étaient nus avant d’y croquer, alors que nous avons cédé face à ces taux créditeurs usuriers, qui nous ont menés à l’usure et à l’érosion.

Consensuel…
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Jawad Pakradouni
Publié
déc. 16, 2025 - 18:51

Ce terme est plus que jamais d’actualité dans tous les pays du monde et retrouve sa définition d’origine: un acte ne peut être consensuel ou consenti que s’il est accepté par l’autre. Le premier exemple qui vient à l’esprit est celui de l’acte charnel, qui défraye toutes les chroniques, lance les tendances sur les réseaux sociaux et peut annihiler une carrière ou une vocation. Tant qu’il s’agit d’une application à un acte entre deux personnes, le terme n’a que peu d’incidence. Mais lorsqu’il devient le fondement d’une politique, d’une société, voire le pilier d’un pays, il s’agit là d’une tout autre paire de manches.

Le Levant: Osons l’espoir d’une paix
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Jawad Pakradouni
Publié
déc. 7, 2025 - 17:35

La question suivante a été posée à l’un des programmes de l’intelligence artificielle : le Levant a-t-il connu une véritable période de paix depuis son existence ? La réponse est terrible. La région a connu des moments d’accalmie, mais jamais une paix durable. La seule période que l’on puisse qualifier de stabilité fut la Pax Romana , du premier au troisième siècle. Une paix imposée par l’épée, une pax manu militari . Une paix au prix du sang, que même l’intelligence artificielle serait incapable d’en établir le bilan. Les différents conflits ont été motivés pour des raisons essentiellement religieuses, liées à d’autres considérations politiques ou territoriales.

Politique de déni et suicide collectif
Par
Jawad Pakradouni
Publié
déc. 5, 2025 - 15:35

Dans le livre d’histoire pour le baccalauréat français, figure un chapitre à la page 138 intitulé «La naissance de l’État d’Israël». Sauf que, bizarrement, on passe de la page 137 à la page 140, les deux pages du chapitre susmentionné étant collées l’une sur l’autre. Ainsi, nos enfants seront épargnés d’apprendre la création d’un pays, que le nôtre refuse de reconnaître, et donc qui n’existe pas officiellement… Bonjour les résultats au bac si ce sujet sera posé. Par contre, l’armée du pays qui n’existe pas, quant à elle, décime tout sur son passage ou lors de ses survols. On pourrait conclure que nous sommes attaqués par des fantômes ou des esprits. Nous n’avons pas besoin de forces régulières ou de soi-disant «résistance» paramilitaire, mais d’un exorciste.

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