
Le jeu de Mohammed Chia al-Soudani en Irak n'était pas une simple manœuvre politique habile ou une erreur de jugement, mais une conspiration politique méticuleusement planifiée, orchestrée de l'intérieur d'un système corrompu, pour reproduire le pouvoir en provoquant l'échec et en en tirant profit. Soudani n'est pas extérieur au système qui a détruit l'État, ni au-dessus de lui, mais bien en son cœur même, bénéficiant de ses mécanismes et maîtrisant ses méthodes. Ce qui le distingue des autres, ce n'est pas l'intégrité, mais sa capacité à gérer la corruption discrètement et sans tapage. Le retour de Nouri al-Maliki au premier plan du pouvoir n'était ni une coïncidence ni un compromis forcé. C'était une manœuvre soigneusement calculée. Maliki, avec son lourd héritage, ses dossiers non résolus et son rejet populaire généralisé, était le candidat idéal pour porter le fardeau de l'effondrement imminent. Il n'a pas été appelé à réussir, mais à périr. Il n'a pas été rappelé pour diriger, mais pour servir de bouc émissaire, pour endosser la responsabilité des échecs, préparant ainsi le terrain à sa chute et au démantèlement de tout le dispositif de coordination.









