
Donald Trump aura-t-il davantage de succès avec l’Irak qu’avec l’Iran? La question se pose naturellement après l’accueil particulièrement chaleureux réservé par le président américain au Premier ministre irakien Ali al-Zaidi à Washington. Trump n’a ménagé aucun éloge à l’égard d’Al-Zaidi, faisant abstraction du fait que celui-ci dirigeait encore, il y a peu, une banque placée sous sanctions américaines pour blanchiment d’argent au profit des Corps des gardiens de la révolution islamique. Le président américain a reçu le chef du gouvernement irakien à la Maison-Blanche alors que des affrontements intermittents opposent de nouveau les États-Unis et l’Iran, avec une attention particulière portée au détroit d’Ormuz. Donald Trump a découvert, tardivement, que le mémorandum d’entente signé avec le président iranien Massoud Pezechkian ne signifiait, en réalité, pas grand-chose. Un fossé considérable continue de séparer Washington de Téhéran. Chacun campe sur sa propre lecture de cet accord, négocié côté américain par le vice-président J. D. Vance, accompagné des émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner. La reprise des affrontements entre Washington et Téhéran n’est finalement que l’expression de la profonde déception de Trump face aux résultats du processus d’Islamabad et de l’échec du rôle de médiation assumé par le Pakistan.








