
Le Liban franchit une étape importante vers la protection du droit individuel à la vie en abolissant la peine de mort, à un moment où la région vit au rythme des nouvelles de guerre, de mort et de destruction, dans une réalité qui ressemble parfois à une exécution collective de l’être humain. L’abolition de la peine de mort n’est pas une simple modification juridique ni une mesure législative. C’est un acte en faveur des droits humains, qui place le droit à la vie au-dessus du droit de l’État à punir et prend parti pour l’individu face au pouvoir de donner la mort. De ce point de vue, l’engagement du Liban dans cette voie revêt une portée qui dépasse le texte de loi lui-même, en renforçant la protection de la personne. Abolir la peine de mort revient ainsi à reconnaître que l’État ne devrait pas tuer au nom de la loi, alors même que les guerres, les conflits et les effondrements politiques et sociaux font de la mort une pratique quotidienne, à l’intérieur comme à l’extérieur du droit.








