
Quelque chose de grave se passe silencieusement au Moyen-Orient, berceau du Christianisme. Il se vide de ses chrétiens. Ce processus avait été observé en Irak, après l’invasion américaine de 2003, et en Terre sainte. C’est désormais chose faite, aussi, en Syrie. «La rupture est existentielle», affirme Vincent Gelot, représentant au Liban, en Syrie et en Jordanie de L’Œuvre d’Orient, une association apolitique liée à l’Église de France, qui mène campagne en ce moment pour l’instauration d’une Journée internationale des chrétiens d’Orient. Prenant la Syrie en exemple, Vincent Gelot affirme: «En quatorze ans de guerre (2011-2025), le pays a perdu près de 80% de sa population chrétienne.» Selon des estimations fiables, entre 300 et 400.000 chrétiens syriens vivraient encore en Syrie, dont la population est estimée à quelque 26 à 27 millions d’habitants, assure le représentant de L’Œuvre d’Orient. À Alep, il ne resterait plus qu’un sixième des chrétiens présents avant la guerre de 2011.








