
Yeux cerclés de noir, purs, orageux, contrastés. Beaux à s’y noyer. Dominic Harrison, alias Yungblud, s’élance sur scène et hurle son fauvisme à pleins poumons. Une vie de rage, d’ampleur et de confiance en soi acquise et désormais alchimisante. Chacun de ses gestes est un éclair ; chacun de ses mouvements, un incendie. Il n’interprète pas ses morceaux. Il les laisse exploser de feu. La fosse s’embrase dès qu’il apparait. Les basses grondent comme le tonnerre. Ma fille et son amie sont un peu plus loin, moi en retrait. Chaque vibration de l’air nous traverse. Puis il surgit. Corps sculpté sous les projecteurs, présence animale, yeux bleus fardés comme un orage. Yungblud déboule sur scène, il est un feu sauvage. Une cigarette au coin des doigts, qu’il allumera plus tard, et déjà la chaleur est insoutenable.






