
Le compte rendu du CENTCOM sur la guerre contre l'Iran est impressionnant. Ce sont ses silences qui seront déterminants. Le 14 mai 2026, le commandant du Commandement central américain a comparu devant la Commission des forces armées du Sénat pour décrire une guerre qui, selon ses propres mots, «a effacé quarante ans d'investissement militaire iranien» en trente-huit jours. Le bilan que l'amiral Charles Bradford Cooper II a dressé de l'opération Epic Fury est remarquable à plus d'un titre: 85 % de la base industrielle iranienne consacrée aux missiles balistiques, aux drones et à la défense navale endommagée ou détruite, 82 % de ses systèmes de défense aérienne neutralisés, plus de 90 % de son stock de mines navales éliminés, 161 navires coulés appartenant à seize classes différentes, 1 450 frappes sur des installations d'armement et 2 000 autres sur des nœuds de commandement et de contrôle. «L'Iran n'est plus en mesure de projeter sa puissance dans la région», a-t-il conclu.







