
Au lieu de se muer en occasion pour ouvrir un débat sérieux sur les fondements du système judiciaire, de la justice et de la peine au Liban, le débat politique et juridique autour du projet de loi d’amnistie générale s’est transformé en joute confessionnelle et sectaire, entièrement étrangère aux principes fondateurs de la loi attendue, à savoir garantir la justice, réparer le tort causé à des détenus privés depuis des années de leur droit naturel à être jugés dans des délais raisonnables, et traiter bien entendu la question de la surpopulation carcérale, laquelle bafoue le minimum des droits de l’homme même à l’égard d’un prisonnier ou d’un prévenu, contredisant ainsi l’essence même de l’idée réformatrice de la prison et convertissant les prisons en espaces de consolidation du crime et des dérives.









