Logo Levant Time

Articles

Image d'actualité
Strategia

Mer Rouge et Corne de l’Afrique: les nouveaux rapports de force au Moyen-Orient (1/6)

Rivalités du Golfe, fragilités africaines et perspectives de sécurité régionale
Portrait de l'auteur
Par Khalil Helou
Publié oct. 22, 2026 - 14:59
La mer Rouge, le détroit de Bab el-Mandeb, le golfe d’Aden et la Corne de l’Afrique forment un espace stratégique en continuité avec le reste du Moyen-Orient. Les considérer comme des théâtres séparés empêche de saisir les mécanismes par lesquels une guerre locale, une rivalité portuaire ou une attaque maritime affecte simultanément la péninsule Arabique, l’Afrique orientale et les échanges internationaux. Entre l’océan Indien et la Méditerranée, ce corridor relie à travers le canal de Suez des économies dont les intérêts sont interdépendants, mais dont les moyens de protection et les priorités politiques demeurent profondément différents.
Le Nouveau réel
Portrait de l'auteur
Par Khairallah Khairallah - Publié oct. 22, 2026 - 14:28
Image d'actualité
Meeting électoral pour Benjamin Netanyahu à Dimona, en Israël, le 21 octobre 2026. (Photo ILIA YEFIMOVICH / AFP)
L’impasse politique que connaît aujourd’hui la région, à tous les niveaux, est le fruit d’années d’investissement dans l’extrémisme, la violence et le terrorisme, auquel ont contribué plusieurs acteurs, de la droite israélienne à l’Iran, en passant par les instruments de la «République islamique» dans la région, notamment le Hamas et le Hezbollah. L’ancien régime syrien n’était pas étranger à cette constellation. Il était membre d’honneur du «front de la résistance» dirigé par Téhéran, après avoir assuré de longues années de calme et de stabilité sur le front du Golan, occupé depuis 1967. C’est dans ce contexte qu’Israël aborde les élections législatives, avec plusieurs questions à l’ordre du jour, dont celle de savoir si Benjamin Netanyahu aura encore un avenir politique à l’issue du scrutin. La question s’impose d’autant plus que cet homme, qui occupe le poste de Premier ministre depuis de longues années, est déjà jugé pour corruption, une procédure dont les conséquences pourraient peser davantage sur son avenir s’il quitte le pouvoir.
L'Essentiel du jour

Sissi insiste sur le caractère défensif du soutien à Riyad

L'Égypte dénonce un accord maritime turco-libyen qui menace ses droits souverains
Portrait de l'auteur
Par LevantTime . - Publié oct. 22, 2026 - 00:02
Image d'actualité
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a insisté mercredi sur le caractère strictement défensif du soutien militaire proposé à son allié saoudien face aux Houthis yéménites pro-iraniens, assurant qu'aucune attaque n'était prévue au Yémen. «L'objectif est de défendre les terres et les frontières du royaume, ainsi que celles de tout autre État arabe, si l'Égypte en reçoit la demande», a déclaré le président lors d'un discours, alors que Téhéran a adressé une mise en garde au Caire. Une éventuelle implication militaire constituerait une rupture avec la prudence diplomatique de l'Égypte, qui a privilégié ces dernières années la protection de sa propre sécurité nationale.
Plus d'articles
Trier par: RécentsAnciens
USA-Iran: les précédents ultimatums de Trump (2/2)

Il faut replacer la feuille de route américano-iranienne de 60 jours dans la perspective des cycles d’ultimatums qui rythment la stratégie moyen-orientale du président Donald Trump dont la méthode repose sur une alternance entre la menace d’une destruction totale et la mise en œuvre d’une diplomatie purement transactionnelle. En avril 2025, un premier ultimatum unilatéral de soixante jours intimant à Téhéran l’ordre de démanteler son programme nucléaire s’était soldé par un refus catégorique du Guide suprême Ali Khamenei, déclenchant les frappes massives de juin 2025 par les B2 américains contre les sites nucléaires iraniens.

Liban-Israël: Rubio veut arracher une déclaration d’intention

Au troisième jour du cinquième round des pourparlers libano-israéliens, à Washington, des discussions jugées ardues entre les deux délégations politico-militaires libanaise et israélienne devaient déboucher sur une déclaration d’intention définissant le cadre de négociations plus élaborées et d’une coopération future entre le Liban, Israël et les États-Unis. La déclaration d’intention devait être annoncée et signée par le Liban et Israël à 23 heures, heure de Beyrouth, mais l’annonce a été retardée en raison de la poursuite des discussions entre les deux parties. Selon diverses sources concordantes, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, pèse de tout son poids pour amener le Liban et Israël à signer cette déclaration d’intention.

Les communautés ecclésiales, printemps de l’Église (1/2)

À l’initiative du mouvement des Focolari, l’archevêque maronite d’Antélias, Mgr Antoine Bou Najem, a accueilli, le 29 mai dernier, à la cathédrale de la Résurrection (Mtayleb), pour une soirée de prière et des présentations, des responsables et membres de 35 mouvements ecclésiaux, apparus pour la plupart dans la mouvance du renouveau charismatique après le Concile Vatican II. Dans cet article divisé en deux parties, nous présentons cet événement, qui est une première, et sa signification pour l’Église en général, ainsi que «le lieu théologique» de ces mouvements ecclésiaux par rapport à la hiérarchie de l’Église, tel qu’élaboré dans les années 1990 par le cardinal Josef Ratzinger, futur Benoît XVI, alors préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi.

Négociations de Washington: la politique des petits pas

Le deuxième jour du 5e round des négociations directes entre le Liban et Israël, qui se sont tenues ce mercredi 24 juin au Département d’Etat, à Washington, a été axé sur l’examen du mécanisme concret qui devrait être mis en place afin de «gérer» le retrait partiel, et symbolique au stade actuel, des forces israéliennes de certains secteurs de la région frontalière. Conformément aux discussions en cours sur ce plan, l’armée libanaise devra remplacer au fur et à mesure les unités israéliennes qui se retirent progressivement. Des sources généralement bien informées relèvent que cette relève sera effectuée par des unités de l’armée libanaise encadrées et sous contrôle «sécuritaire» et opérationnel du commandement militaire américain.

 USA-Iran: une feuille de route sous contrainte de temps (1/2)

Après 48 heures chaotiques, ponctuées de menaces de rupture, la première session de haut niveau entre les délégations américaine et iranienne s’est achevée sous la double médiation du Qatar et du Pakistan. Le protocole signé à Versailles le 17 juin apparaissait jusque-là comme une trêve fragile; il est désormais transformé en véritable exercice diplomatique après la validation formelle d’une feuille de route de 60 jours. Celle-ci devrait déboucher soit sur un accord final, à l’image des arrangements qui structurent le Moyen-Orient depuis 1948, soit sur une nouvelle crise ouverte. Les risques politiques et militaires entre les deux parties demeurent entiers, dans une période hypercompressée.

Crise régionale: la diplomatie s’active, les zones d’ombre se multiplient

La journée de mardi a été marquée par un véritable branle-bas diplomatique autour de deux actualités qui font la «une» internationale depuis quelque temps: les discussions entre Washington et Téhéran et les pourparlers directs entre le Liban et Israël. La cinquième session des négociations libano-israéliennes s’est ouverte au Pentagone, mais non sans un rappel ferme du président Joseph Aoun de la ligne directrice qui doit encadrer ces discussions, étalées sur trois jours: le respect de la souveraineté libanaise. M. Aoun, qui a critiqué à plusieurs reprises l’ingérence iranienne flagrante dans les affaires intérieures du Liban, a mis sur un même pied d’égalité Téhéran et Tel Aviv. «Nous n’accepterons rien de moins que la fin de l’occupation israélienne et de toutes les tutelles étrangères», a-t-il déclaré, dans une allusion à peine voilée à l’Iran. Il a exprimé l’espoir que les discussions aboutissent «au plein rétablissement de la souveraineté du Liban sur chaque parcelle de son territoire», selon un communiqué de son bureau.