
Les étapes de la reconstruction de l’État libanais semblent être gelées, malgré quelques progrès sur le plan technocratique. Au terme de plus d’un an de « guerre de soutien » menée par le Hezbollah et l’affaiblissement de ce parti sur la scène régionale, l’élection du président de la République avait suscité une vague d’euphorie démesurée. La formation d’un gouvernement prometteur avait induit l’espoir d’une restauration de la souveraineté de l’État. Cependant, un an plus tard, cette euphorie s’est transformée en déception, et l’espoir s’est dissipé. Le refus du Hezbollah, à l’instigation de l’Iran, de se plier à la volonté de la majorité des Libanais et de remettre ses armes à l’État, ainsi que sa violation de la résolution 1701, ont servi, et continuent de servir, de prétexte au harcèlement israélien qui vise ses cadres et son infrastructure. Cette dynamique empêche tout progrès dans le redressement de l’État libanais.








