
À l'heure que traverse le Liban, le débat ne porte plus sur des questions d'ordre technique, comme celle de sa voir si la négociation avec Israël sera directe ou indirecte ou si elle précédera ou succèdera à une trêve. De telles interrogations sont secondaires au regard de la question véritable, qui s'impose avec une force irrésistible: pourquoi négocier, et que signifie, pour un État, le refus de le faire? Dans sa définition la plus élémentaire, la négociation dans les relations internationales n'est ni signe de faiblesse ni capitulation. C'est l'instrument naturel dont usent les États pour gérer les conflits lorsque le coût de la guerre excède leur capacité à le supporter. C’est ainsi que fonctionnent les États sensés. Les guerres elles-mêmes se terminent toujours par la négociation, après le sang, après la destruction, après que les belligérants ont découvert que la force seule ne résout pas les problèmes et ne produit pas de stabilité durable.








