
«Il faut le dire, le rosaire t’empêche de tomber plus bas.» C’est sur le ton de l’évidence et sans entrer dans les détails que s’exprime Raoul*, retraité passionné de langues, père de famille libano-canadien surqualifié, régulièrement menacé par le chômage! En ce mois de mai, que l’Église consacre à la Vierge Marie, les aveux de secours reçus par le moyen du chapelet sont innombrables. Pour Fahed F., un Kesrouanais pure souche, sans le chapelet et la visite du sanctuaire marial de Béchouate (Békaa), son mariage serait resté sans enfants. «Mets-toi en prière!» entend intérieurement ce chef d’entreprise, immédiatement après avoir confié les clés de sa voiture à un ouvrier qu’il avait chargé d’une commission. À son retour, l’homme qui avait discrètement multiplié les « Ave » près du chantier où ses ouvriers travaillaient, apprend que sa voiture avait dérapé sur la route mouillée de la voie rapide du Metn et aurait pu finir dans une ravine sans le gros buisson qui a providentiellement arrêté sa course.















