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Antoine Menassa

Antoine Menassa

Le FMI achève sa mission: qui financera la restitution des dépôts?
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Antoine Menassa
Publicado
sept. 21, 2026 - 18:09

Après la fin de la mission du Fonds monétaire international (FMI) à Beyrouth, et alors que le Liban s’apprête à prendre des décisions déterminantes concernant la restructuration du secteur bancaire et l’avenir des dépôts, le pays se trouve aujourd’hui à un tournant décisif. En avril 2025, je qualifiais l’accord recherché par le Liban avec le FMI de «visa le plus cher au monde». Aujourd’hui, après la dernière visite du FMI à Beyrouth, cette formule prend un sens encore plus évident. L’accord conclu au niveau des services du FMI en avril 2022 portait sur un financement d’environ trois milliards de dollars, sous réserve de l’accomplissement des mesures préalables requises et de l’approbation des instances compétentes du Fonds. Cet accord devait avant tout servir de certificat de confiance et de crédibilité permettant au Liban d’attirer, par la suite, des financements arabes et internationaux beaucoup plus importants.

Fouad Chéhab: la reconnaissance tardive d’un grand président
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Antoine Menassa
Publicado
août 18, 2026 - 12:59

À l’heure où les réseaux sociaux redécouvrent la modestie et l’intégrité de Fouad Chéhab, un souvenir personnel ravive la mémoire d’un président qui voulut substituer l’État aux féodalités – et que le Liban ne reconnut pleinement qu’après sa disparition. Depuis quelques jours, les photographies du président Fouad Chéhab se multiplient sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes célèbrent aujourd’hui sa modestie, son honnêteté et son sens de l’État. L’une de ces images le montre assistant, au début des années 1960, à une messe célébrée en l’honneur de la Sainte Vierge, sur le parvis du sanctuaire de Notre-Dame du Liban, à Harissa, qui surplombe la baie de Jounieh. Cette photographie ravive en moi un souvenir personnel particulièrement émouvant.

Une crise financière aux profondes racines politiques
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Antoine Menassa
Publicado
août 7, 2026 - 17:19

La crise libanaise, officiellement apparue à l’automne 2019, a été expliquée presqu’exclusivement par des facteurs techniques : ingénieries financières de la Banque du Liban ; profits bancaires; parité livre-dollar; taux d’intérêt; transferts de capitaux ; déficit commercial et consommation. Ces facteurs doivent être en effet examinés, mais ils ne suffisent pas à expliquer totalement l’effondrement. Les causes politiques, sécuritaires et administratives — pillage du secteur public, recrutements anarchiques dans l’administration de l’Etat, dépenses sans budgets réguliers, clientélisme, politisation de la justice, contrebande, économie parallèle et implication dans des conflits régionaux — ont été largement occultées. Le gouvernement de Hassane Diab n’est pas exclusivement à l’origine d’une crise qui se préparait depuis des décennies. Toutefois, certaines décisions prises ou assumées pendant son mandat ont accéléré la rupture.

Le non-lieu de Riad Salamé: la primauté du droit face aux rumeurs
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Antoine Menassa
Publicado
juil. 23, 2026 - 17:58

Par Antoine Menassa * La Chambre d’accusation de Beyrouth a prononcé il y a quelques jours un non-lieu en faveur de l’ancien Gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, dans le dossier ouvert à la suite de la plainte déposée en juin 2021 par l’homme d’affaires Talal Abou-Ghazaleh. Celui-ci l’accusait d’avoir édicté des circulaires modifiant le système économique libéral, d’avoir dissimulé la réalité de la situation des banques et d’avoir participé, en collusion avec celles-ci, à l’appropriation des fonds des déposants. Par sa décision rendue le 14 juillet 2026, la Chambre d’accusation a estimé que les éléments constitutifs de l’infraction reprochée n’étaient pas réunis. Appliquant les principes du droit pénal avec impartialité et indépendance, elle a replacé le dossier dans son cadre strictement juridique et mis un terme aux poursuites engagées contre l’ancien Gouverneur. Cette décision est saluée comme une illustration du rôle de la Justice, qui ne saurait être guidée ni par les impressions ni par la pression de l’opinion publique, mais uniquement par la loi et les preuves.

L’affaire Riad Salamé: regarder la paille dans l’œil du voisin…
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Antoine Menassa
Publicado
juin 9, 2026 - 20:38

Il est ahurissant, curieux, déconcertant, voire étrange et paradoxal, de lire encore aujourd’hui des informations partisanes réductrices, publiées par une presse intéressée et relayées par les réseaux sociaux, au moment où le pays est confronté à des développements cruciaux, tant à l’intérieur qu’à l’international, et que son sort est mis à rude épreuve depuis des décennies. Malheureusement, il ne s’agit pas là d’une «première». Nous nous trouvons face à des manipulations médiatiques visant à faire diversion et à détourner l’attention des sujets brûlants de l’heure, en l’occurrence une guerre sans merci qui entraîne le pays dans une destruction totale et le plonge dans un gouffre socio-économique et financier sans précédent.