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Roger Barake

Roger Barake

Avis de tempête dans le ciel européen
Par
Roger Barake
Publié
juin 13, 2026 - 18:54

L’abandon du Système de combat aérien du futur (SCAF), annoncé cette semaine par la France et l’Allemagne après des années de tensions, représente bien plus que l’échec d’un programme industriel. Il révèle les contradictions profondes qui marquent aujourd’hui la construction d’une défense européenne autonome, au moment même où le continent cherche à s’émanciper de sa dépendance stratégique à l’égard des États-Unis. Au cœur de ce naufrage se trouve une question qui n’a jamais trouvé de réponse consensuelle: l’Europe est-elle capable de produire sur base d’un effort commun les instruments de sa souveraineté militaire, ou demeure-t-elle une juxtaposition d’intérêts nationaux concurrents?

Viktor Orbán, chantre de l’europhobie et champion de la corruption
Par
Roger Barake
Publié
avr. 16, 2026 - 16:23

Régnant sans partage sur la Hongrie depuis 2010, le Premier ministre Viktor Orbán vient de perdre les élections, emporté par la lassitude des Hongrois face à la corruption et aux atteintes à l’État de droit. Âgé de 62 ans, il s’était imposé sur la scène internationale à travers ses affrontements répétés avec Bruxelles et ses relations assumées avec les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine. Orbán choquait également par sa complaisance envers la fachosphère et la nébuleuse autocratique européennes et mondiales. Viktor Orbán reçu par Tony Blair au 10, Downing street en janvier 2002, un an avant la fâcheuse invasion de l’Irak basée sur des arguments fallacieux. Selon Voltaire, «La politique est l'art de mentir à propos». (Gerry Penny/AFP)

«L’Ukraine a survécu» : le pari déjoué de Poutine
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Roger Barake
Publié
févr. 27, 2026 - 11:52

La guerre en Ukraine, déclenchée par l'invasion russe du 24 février 2022, entre dans sa cinquième année. L'offensive de Moscou visait initialement à renverser l'Etat ukrainien en quelques jours, mais elle s'est heurtée à une résistance acharnée des Ukrainiens et à une mobilisation massive des Occidentaux pour leur venir en aide. Le pire conflit sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale, a fait des centaines de milliers de morts et de blessés, alors que des millions de réfugiés ukrainiens ont pris le chemin de l’exil. A l’occasion du quatrième anniversaire du déclenchement de ce conflit, Levant Time a interviewé Constantin Sigov, philosophe, directeur du Centre d’études européennes à l’université Mohyla de Kyiv et de la maison d'édition Dukh i Litera (L’Esprit et la Lettre).

Révoltes, ambitions géopolitiques, sanctions, théocratie… le régime iranien vacille

L’Iran et le monde ont les yeux braqués depuis le 28 décembre sur le mouvement de révolte déclenché à Téhéran par des commerçants du Bazar et des milliers de jeunes et de moins jeunes contre la détérioration fulgurante de la situation socio-économique. Les manifestations, qui se sont rapidement étendues à de nombreuses villes et localités, ont atteint une ampleur sans précédent dès le 8 janvier, défiant ouvertement le régime islamique, avant d'être violemment réprimées dans le sang. A une coupure nationale des liaisons internet, qui a permis, selon des organisations des droits de l’homme, de masquer la répression, sont venues s’ajouter les menaces d’infliger de lourdes sanctions aux manifestants, qualifiés « d’émeutiers agissant pour le compte de puissances étrangères ».

Iran: avis de tempête chez les mollahs
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Roger Barake
Publié
janv. 4, 2026 - 00:17

Ce n’est pas la première fois que les Iraniens descendent dans les rues pour contester leurs gouvernants. Mais ce énième mouvement populaire se distingue par la mobilisation d’un nouvel acteur : les commerçants du Bazar, considérés comme un des piliers du régime islamique. Tout a commencé le 28 décembre, lorsque des commerçants de Téhéran ont déclenché une grève pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique. Le mouvement s'est depuis élargi pour englober des revendications politiques. Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l'apaisement, reconnaissant des "revendications légitimes" liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.