Les chiites ont connu «la mort de Dieu» plus d'un millénaire avant les autres, quand la lignée de Hassan ibn Ali al-Askari fut tranchée et qu'il mourut empoisonné — le dernier des grands imams infaillibles. Le fiqh politique chiite ne se retira point vers quelque consolation de ce vide ; il s'entêta au contraire à affirmer que la wilaya (tutelle) divine et l'infaillibilité du wali (gardien) devaient se perpétuer. Alors naquit le fils de Hassan — de la façon la plus nécessaire —, qui disparut en une Occultation Mineure, suivie d'une Occultation Majeure, en toute prudence… C'est ainsi que le fiqh politique chiite esquiva l'idée de «la mort de Dieu» et lui tourna le dos pour fuir vers la fin des temps… suspendant le temps, le laissant tenir à un seul fil : l'attente du Mahdi, qui reviendra de son Occultation pour emplir la terre de justice et d'équité après qu'elle aura été remplie d'oppression et d'iniquité…



