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Hassane Chams

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Hezbollah, la résistance qui appelle l'occupation
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Hassane Chams
Published
mai 28, 2026 - 21:25

Dans une émission diffusée sur l’une des chaînes satellitaires libanaises, au lendemain du retrait israélien du Liban-Sud en l’an 2000 et dans le contexte d’une certaine «indigestion patriotique» qui affectait quelques-uns, l’ancien ministre libanais de la Défense Albert Mansour s’en prit aux habitants du Golan syrien occupé, qui ne comptaient à l’époque guère plus de vingt mille âmes et avaient choisi la voie de la résistance pacifique contre l’occupation israélienne, leur lançant avec ironie: «Pourquoi ceux-là ne combattent-ils pas l’occupation israélienne?» Nombre de porte-voix du Hezbollah et de ses affidés en firent autant, n’épargnant pas aux habitants du Golan leurs attaques répétées au motif de ce qu’ils qualifiaient d’écart de conduite par rapport au principe «là où il y a occupation, il y a résistance», comme si la résistance ne pouvait s’incarner que dans les roquettes et les projectiles, oubliant qu’il existe une forme supérieure de patriotisme et de résistance qui réside dans l’attachement à la terre, dans le refus de l’abandonner en pâture aux occupants, et dans la préservation d’un héritage, d’une culture et d’une identité. C’est précisément ce qu’accomplirent les Golanais, dans les limites de leurs maigres et modestes possibilités, et de la manière la plus accomplie qui soit. Ce qui contraignit l’auteur de ces lignes à publier, en janvier 2001, deux études détaillées et consécutives dans le quotidien libanais As-Safir , sous le titre «Et ils vous demandent: quand combattrez-vous Israël?», puis à les compléter par un autre article dans «Qadaya An-Nahar» du 29 novembre 2005, intitulé «Lettre au Hezbollah depuis le Golan occupé», où il l’invitait sans ambages à neutraliser le Liban et à préserver son front des affres du conflit avec Israël, maintenant que les Libanais avaient acquitté leur part du tribut.