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Élie Hajj

Élie Hajj

Une amnistie générale chiite... pour entrer dans le siècle
Par
Élie Hajj
Publié
avr. 24, 2026 - 03:45

J’ai suivi un jour un long discours du secrétaire général défunt du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, dans lequel il racontait avec une précision minutieuse ce qui s’était passé « le jour où les femmes de la famille du Prophète furent emmenées en captivité ». Il en était profondément ému. Je me souviens avoir été fort surpris de voir cet événement douloureux convoqué comme s’il avait eu lieu deux ou trois jours auparavant, exposé sur un mode qui n’admettait aucun doute quant à son authenticité, comme s’il avait été transmis par des témoins oculaires dont les paroles ne souffraient nulle contestation.

Le Liban et «le jour d’après»
Par
Élie Hajj
Publié
avr. 9, 2026 - 22:25

«Quand la guerre finira-t-elle? Je dis: quand nous nous retrouverons.» Mahmoud Darwish Je suis de nature optimiste, sans être pour autant blindé contre la tristesse. Pourtant, en dépit de la noirceur et de la brutalité de la guerre, je traverse en ce moment l’une des périodes les plus portées par l’espoir de mon existence, à rebours de tant d’autres autour de moi. Je crois que nous vivons les dernières guerres du Liban, et je laisse mes pensées dériver, dans le calme de la nuit, vers «le lendemain de la guerre». Je songe, avec une compassion sincère et sans chercher à accabler qui que ce soit, dans une neutralité presque totale, au choc qui frappera les foyers dont les habitants ont été élevés dans une haine profonde d’Israël, de son peuple et des juifs en général, nationalistes arabes, nationalistes syriens, communistes, islamistes de toutes tendances confondues.

Le Liban et «le jour d’après»
Par
Élie Hajj
Publié
avr. 8, 2026 - 20:46

«Quand la guerre finira-t-elle? Je dis: quand nous nous retrouverons.» Mahmoud Darwish Je suis de nature optimiste, sans être pour autant blindé contre la tristesse. Pourtant, en dépit de la noirceur et de la brutalité de la guerre, je traverse en ce moment l’une des périodes les plus portées par l’espoir de mon existence, à rebours de tant d’autres autour de moi. Je crois que nous vivons les dernières guerres du Liban, et je laisse mes pensées dériver, dans le calme de la nuit, vers «le lendemain de la guerre». Je songe, avec une compassion sincère et sans chercher à accabler qui que ce soit, dans une neutralité presque totale, au choc qui frappera les foyers dont les habitants ont été élevés dans une haine profonde d’Israël, de son peuple et des juifs en général, nationalistes arabes, nationalistes syriens, communistes, islamistes de toutes tendances confondues.

L'histoire de Salma Merchak, qui a attendu 5 ans la justice pour son fils Lokman

Ce que le temps est avare. Le Liban et l’Orient ont connu peu de femmes semblables à Salma Merchak Slim, mère du penseur-martyr Lokman, qui s’en est allée hier, impatiente de le retrouver, sans avoir vu la justice des hommes frapper ses assassins. Salma Merchak survécut exactement cinq années à son fils, ses larmes coulant au-dedans, dans un cœur vaste et saturé de tristesse, ne mouillant que rarement ses joues. Elle demeura présente, droite, inentamée, aux côtés de sa fille Rasha el-Ameer, de Monika Bergmann et des compagnons de son fils, fidèle à la défense des valeurs du dialogue, de l’acceptation de l’autre, du savoir, de la culture et des Lumières.