Quatorze ans déjà. Quatorze années se sont écoulées depuis le départ de mon frère Nassir el-Assad, et pourtant son souvenir demeure intact dans les cœurs de tous ceux qui l'ont connu, aimé, estimé ou simplement croisé sur le chemin d'un Liban qu'il rêvait libre, souverain et digne. Nassir faisait partie de cette génération d'hommes qui ne cherchaient ni la lumière ni les honneurs. Il croyait profondément aux causes justes sans jamais chercher à en tirer un quelconque bénéfice personnel. Artisan discret mais déterminé de la Révolution du Cèdre de 2005, aux côtés de Samir, Farès, Élias et Samir, mais aussi Walid, Gebran et d'autres, il avait compris très tôt que le Liban ne pouvait survivre sans liberté, sans pluralisme et sans État.

