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L'Essentiel du jour

Les explosions du Beaufort provoquent une onde de choc politique

Plan Trump: le Hamas confirme son accord sur le désarmement

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Sur cette photo prise le 31 juillet 2026, le château de Beaufort apparaît à l'extrême droite. Toute la zone située à sa gauche est recouverte d'une couche de silice projetée par les explosions. La colonne de fumée s'échappe de l'entrée d'un tunnel creusé dans la roche, que l'armée israélienne a fait exploser. (AFP)
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Par LevantTime .
Publié août 1, 2026 - 00:43

Les explosions ont provoqué des ondes équivalentes à celles d'un séisme de magnitude 3,2: l'armée israélienne a procédé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à des explosions massives près de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, suscitant des condamnations du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam.

Le chef de l'État est même allé jusqu'à dénoncer «une escalade extrêmement dangereuse» et «une menace directe» pour la mise en œuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous l'égide des États-Unis.

 

Alors que les États-Unis avaient confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus, la présidence a déploré, dans un communiqué, que «le timing de ces agressions envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité», à quelques jours de ces nouvelles négociations.

 

700 tonnes d'explosifs

 

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné «les agressions israéliennes continues dans le Sud, sous forme d'explosions, de bombardements et de destructions méthodiques», y compris «les atteintes aux sites archéologiques».

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(AFP)

Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit «les tunnels terroristes dans la région de Beaufort» à l'aide de quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que ces explosions étaient intervenues après «la violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah», mercredi.

 

L'armée israélienne avait accusé mercredi le Hezbollah d'avoir violé le cessez-le-feu en lançant un drone explosif contre un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

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(AFP)

Le château de Beaufort, datant de l'époque des Croisés et situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la Liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions «pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse», dont l'ampleur «ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain», actuellement impossible.

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Photo aérienne prise par l’Armée du Levant en 1936 et colorisée par l’IA. (Wikimedia Commons)

Riad Salamé placé en détention dans un hôpital

 

Sur un autre plan, l'ancien gouverneur de la Banque centrale libanaise, Riad Salamé, accusé de détournement de fonds, a été placé en détention sous surveillance policière dans un hôpital, où il a été admis après un malaise.

Gouverneur de la Banque du Liban (BDL) de 1993 à juillet 2023, Riad Salamé, 76 ans, fait face à de multiples accusations au Liban et à l'étranger, mais a toujours nié toute malversation.

Il devait comparaître jeudi dans le cadre d'une plainte déposée par le nouveau gouverneur, Karim Souaid, pour détournement de fonds de l'institution, enrichissement illicite et blanchiment d'argent.

 

Ne s'étant pas présenté à l'audience, Riad Salamé a dans la foulée fait l'objet d'un mandat d'amener émis par un juge, mais a finalement décidé de se rendre de son plein gré au tribunal, accompagné de son avocat, a précisé une source judiciaire.

Il a ensuite « eu un malaise alors qu'il se rendait au Palais de justice », a ajouté cette source, précisant que l'audience avait été reportée sine die.

 

Plus tard, après que les autorités n'ont pu le localiser ni à ses adresses déclarées ni dans un hôpital, le procureur général près la Cour de Cassation a émis contre lui un nouveau mandat.

Riad Salamé a finalement été retrouvé vendredi dans un hôpital situé en dehors de Beyrouth.

Le juge a ordonné de « renforcer les mesures de sécurité dans l'aile où il séjourne » ainsi qu'aux entrées de l'établissement, et de le considérer comme étant « en détention », a ajouté la source judiciaire.

 

Riad Salamé est accusé par ses détracteurs d'être l'un des principaux responsables de l'effondrement financier du Liban.

 

Gaza: le Hamas confirme un accord sur son désarmement

 

Sur le plan régional, le Hamas a confirmé vendredi avoir accepté un accord prévoyant son désarmement et un retrait israélien progressif de Gaza, deuxième étape du plan initié par les États-Unis pour mettre fin à la guerre entre le mouvement islamiste palestinien et Israël.

 

Près de vingt-quatre heures après son annonce par Donald Trump, qui s'offre une percée diplomatique majeure alors que les États-Unis restent empêtrés dans la guerre avec l'Iran, le gouvernement israélien n'avait toujours pas réagi officiellement à l'accord. Le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben Gvir l'a toutefois dénoncé comme étant « inacceptable pour Israël ».

 

L'accord, une feuille de route en quinze points publiée vendredi par le «Conseil de paix», prévoit la cessation des opérations militaires des deux parties ainsi que l'entrée dans le territoire du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), chargé de gérer la vie quotidienne durant la période de transition.

Cette structure, composée de technocrates palestiniens, est actuellement basée en Égypte, Israël l'empêchant d'accéder à Gaza.

 

Le NCAG prendra progressivement en charge, selon un calendrier défini, le processus de démantèlement et de stockage des armes lourdes du Hamas, de ses sites de production militaire, de ses dépôts d'armes et de ses tunnels, sans qu'aucune arme ne soit remise à Israël ni à des organisations non palestiniennes.

 

L'opération sera liée à un retrait progressif d'Israël. La mise en œuvre de l'accord sera supervisée par un Comité international de vérification (IVC).

Le texte prévoit également le déploiement temporaire à Gaza de la Force internationale de stabilisation (ISF), en cours de formation dans le cadre du plan de Donald Trump, afin de surveiller le respect du cessez-le-feu et de garantir l'acheminement de l'aide humanitaire.

 

Le haut représentant pour Gaza au «Conseil de paix», Nikolaï Mladenov, a souligné que «le retrait israélien devait aller de pair avec le désarmement».

L'accord, annoncé deux jours après la rencontre entre Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison-Blanche, a nécessité «des mois de très difficiles négociations», a-t-il relevé.

 

Dans l'étroit territoire surpeuplé, où la situation humanitaire demeure très préoccupante, les habitants oscillent entre scepticisme et espoir.

Les forces israéliennes occupent plus de 60 % du territoire, séparé de la zone contrôlée par le Hamas par une «ligne jaune» de démarcation.

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