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Les dernières nominations militaires en Iran, indices d’une radicalisation accrue

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A partir du haut, dans le sens de l'aiguille d'une montre: Khamenei a confirmé le général Ahmad Vahidi à la tête des Gardiens et a confié à Hossein Taeb la direction des Bassidj. Il a également nommé un général des Gardiens, Ali Abdollahi Aliabadi, à la tête des forces armées. Lundi, le Guide avait nommé Mohsen Rezaï à la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale. (AFP)
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Par LevantTime .
Publié août 11, 2026 - 22:12

Le feu qui couve sous la cendre… Au stade actuel, tel semble être la perception que le camp iranien radical chercherait à entretenir à plus d’un niveau.

Sur le plan des opérations militaires, d’abord… La milice yéménite des Houthis, qui représente l’un des principaux proxys du régime des mollahs dans la région, a ainsi poursuivi mardi, 11 août, son entreprise de déstabilisation dans la zone de la mer Rouge et de Bab el-Mandeb. Elle a notamment lancé trois missiles balistiques contre un navire commercial yéménite qui traversait ce détroit.

L’attaque des Houthis a été particulièrement meurtrière. Elle s’est soldée, parmi les membres de l’équipage, par quatre tués, trois Pakistanais et un Indonésien, et quatre blessés.

Selon le ministère yéménite du Transport, la milice pro-iranienne a en outre lancé un quatrième missile durant les opérations de secours, «dans le but d’accroître le nombre de victimes», affirme le ministère qui ajoute que les attaques des Houthis contre les navires commerciaux «menacent l’approvisionnement de millions de Yéménites en produits alimentaires».

De manière quasiment concomitante, les forces américaines déployées dans la région du Golfe ont attaqué pour leur part dans le détroit d’Ormuz un navire qui tentait de briser le blocus naval imposé par l’armée US aux ports iraniens. Des tirs ont été dirigés contre le navire qui était aux couleurs du Panama.

La restructuration de l’appareil militaire iranien

Parallèlement à ces opérations militaires ponctuelles, ce sont les dernières nominations au niveau du haut commandement des Gardiens de la révolution islamique et des forces armées iraniennes qui constituent surtout un indice sérieux du fait que le feu couve peut-être sous la cendre.

Il ressort en effet des analyses et commentaires rapportés par divers médias iraniens que les six officiers supérieurs qui ont été désignés lundi à des postes-clés au sein du commandement des Pasdaran et des forces armées représentent l’aile radicale du régime des mollahs.

Les mêmes sources, citées par le site d’information libanais al-Janoubiya (proche de l’opposition chiite hostile au Hezbollah), indiquent que les promotions en question reflètent manifestement un durcissement de la part des décideurs iraniens qui auraient procédé à ces nominations pour accroître la posture offensive et dissuasive du régime.

Il reste que le ministre pakistanais de la Défense a déclaré mardi en fin de journée que les Etats-Unis et la République islamique sont proches de la conclusion d’un accord susceptible de mettre fin au conflit actuel.

Cette déclaration coïncide avec la visite effectuée mardi par le ministre pakistanais de l’Intérieur à Téhéran.

Ce n’est, certes, pas la première fois que les responsables pakistanais expriment leur optimisme quant à «l’imminence» d’une sortie de crise dans la région, mais cet optimisme s’accompagne, depuis quelques jours, d’un bémol dans les positions en flèche adoptées généralement par le président Donald Trump.

Le chef de la Maison Blanche a souligné en effet à plusieurs reprises ces derniers jours qu’il privilégiait, au stade actuel, l’arme des pressions économiques maximales contre le régime, plutôt qu’une relance des opérations militaires à grande échelle.

Il n’en demeure pas moins que le président américain a, une fois de plus, exprimé des critiques acerbes à l’égard des dirigeants iraniens, soulignant que les négociateurs du régime sont «particulièrement fourbes du fait qu’ils approuvent certaines mesures, lors des discussions, qu’ils s’emploient ensuite à démentir publiquement devant les correspondants de presse».

Notons sur un tout autre plan, que le tribunal pénal de Damas a prononcé mardi des peines de mort contre l’ancien président et dictateur syrien Bachar el-Assad, son frère Maher et leur cousin Atef Najib pour crimes contre l’humanité et tueries préméditées.

Le tribunal a décidé en outre d’engager des poursuites internationales contre eux. Ces condamnations ont provoqué des manifestations de joie dans la capitale syrienne.

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