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Éditorial

«Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font»

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Par Jawad Pakradouni
Publié mars 14, 2026 - 09:44

Et quid du pardon quand les offenseurs savent pertinemment et sciemment ce qu’ils font? Quid de la mansuétude à l’égard de ceux qui se foutent du pays, des autres et même des leurs?

Au nom de Khamenei et de la République Islamique, le Hezbollah lance des roquettes sur le pays qui lui a anéanti son guide suprême en une seule frappe. 

Le prétendu chef du Hezbollah, Naim Kassem, le planqué, lance des guerres «karbaléennes», des batailles baptisées aux noms de versets coraniques, faisant ainsi honneur à son originel, « la résistance islamique au Liban ». 

Et pendant ce temps, c’est la mort, la destruction, la panique, le chaos. Leur pardonner? 

C’est au-dessus des forces du Christ lui-même. D’ailleurs, ce n’est pas le Hezbollah seul qui est à blâmer, c’est tout le système, tous les politiciens, députés et ministres qui sont officiellement leurs alliés, qui les défendent par dhimmitude ou par intérêt. 

C’est aussi, les autres, ceux qui haranguent les foules et qui se prévalent d’être contre la milice, mais qui à la première occasion, se saluent chaleureusement, alors que leurs partisans s’écharpent sur les réseaux sociaux voire sur le terrain. 

Désormais, l’équation est très simple, manichéenne: soit avec, soit contre. Il n’y a plus de place à la zone grise. La milice iranienne a déclaré la guerre au Liban en lançant ses missiles contre Israël, cet État dirigé par un fou qui ne doit sa liberté qu’à la guerre. 

Il est grand temps de faire face à la réalité: cette milice n’a rien de libanais et ne représente pas les véritables chiites libanais. 

Et lorsqu’on fait la guerre à un pays dont on est issu au nom d’un autre, cela ne s’appelle certainement pas une résistance, mais une trahison….


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