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Visite surprise de Aoun à Nabatiyé

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Par LevantTime .
Publié sept. 13, 2026 - 00:51

Le président libanais Joseph Aoun a effectué samedi une rare visite dans le sud du Liban, où il s’est rendu dans la ville de Nabatiyé, accompagné du commandant en chef de l’armée, Rodolphe Haykal.

« Nous sommes à vos côtés et examinons la manière d’assurer tous les services nécessaires pour que vous restiez ici et pour garantir votre sécurité », a déclaré Joseph Aoun. « Le retrait d’Israël, le retour des prisonniers et des déplacés, ainsi que la reconstruction, constituent des constantes nationales que l’État s’engage à mettre en œuvre », a-t-il promis.

Pour rappel, mardi dernier, l’opposition chiite au Hezbollah, ainsi que des notables et d’autres citoyens, ont lancé un « Appel pour sauver Nabatiyé » et mettre fin aux destructions causées par le conflit entre la milice pro-iranienne et Israël. Les 400 signataires de l’appel ont demandé à l’État de déployer l’armée dans la ville et le caza, en insistant sur la responsabilité qui lui incombe à cet égard.

Après Nabatiyé, Joseph Aoun s’est rendu dans l’une des zones pilotes, Zawtar al-Gharbiya, où il a « inspecté les unités de l’armée déployées sur place (...) et observé les positions de l’armée israélienne » dans les environs, à Zawtar al-Charqiya, a rapporté la présidence.

La visite surprise du président, la première dans le sud du pays depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah début mars, intervient au lendemain de l’annonce, par un responsable de la diplomatie américaine, du report à octobre d’un nouveau cycle de discussions entre Israël et le Liban, initialement prévu la semaine prochaine en Italie.

Les ambassadeurs du Liban et d’Israël aux États-Unis doivent néanmoins se rencontrer la semaine prochaine à Washington « pour discuter des développements récents et de la mise en place progressive » de l’accord conclu entre les deux pays en juin, a déclaré un responsable du département d’État sous couvert d’anonymat.

Une source proche du dossier affirme que ce sont des questions de calendrier, notamment la tenue de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, qui ont conduit à repousser ce cycle de négociations.

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